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Zidane, l’artiste (FT&Co)

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Dans le cadre de l’exposition « Je suis innocent » du sculpteur Adel Abdessemed, le musée Beaubourg accueille une statue géante représentant la scène où Zinédine Zidane assène un coup de tête à Marco Materazzi. Là où certains voient dans ce bronze de cinq mètres simplement intitulé « Coup de Boule » une ode à la défaite ou une allusion à un Adam expulsé du paradis, nous proposons de la lire comme l’immortalisation de Zidane en tant qu’œuvre d’art et artiste. 

Un artiste

Tout au long de sa carrière, Zinédine Zidane a gratifié les fans de football du monde entier d’une multitude de gestes de grande classe. Tirs. Feintes. Contrôles. Et même penalties. Le tout avec une élégance et une aisance telles qu’il réussissait l’exploit de faire croire au commun des mortels que c’était facile. Cette apparente simplicité s’explique par une maîtrise technique hors norme et une vision du jeu quasi omnisciente. Peut-on pour autant qualifier ce que faisait Zizou sur un terrain de football d’œuvre d’art ? Peut-on le considérer comme un artiste ?

L’artiste est celui qui maitrise son instrument : le pianiste maitrise le piano, l’écrivain maitrise les phrases, le joueur de football le ballon. Mais si la simple maîtrise d’un instrument suffisait, alors tous les footballeurs seraient des artistes, de même que tout ouvrier… L’art va bien au-delà de la technique : il touche directement les sens. Ceux de l’artiste mais aussi ceux de son public.

Bergson définissait l’artiste comme « un homme qui voit mieux que les autres ». C’est sans nul doute ce qu’était Zidane dès l’instant ou il posait les pieds sur un terrain de foot. Le numéro dix de la plus belle version des bleus avait la capacité de voir les choses mieux que les autres, mais surtout avant les autres. En couplant cette capacité avec la maîtrise qu’il a de son instrument, le ballon, il parvient à réaliser des merveilles.

La panenka qu’il inscrit en finale du mondial 2006 alors qu’il défie le meilleur gardien du monde,  le portier de Squadra Azura Gianluigi Buffon, en est la parfaite illustration. Zizou s’élance. Buffon anticipe un tir au ras du poteau, comme le capitaine de l’équipe de France sait si bien les tirer. À cet instant il repense sans doute au but que le français a inscrit face à Eduardo au tour précédent, une frappe qui, lorsqu’elle est parfaitement exécutée techniquement, est physiquement imparable. Mais ça, Zidane le sait déjà : il « voit » déjà qu’il va transformer le penalty en tirant au milieu. Il lui suffit de pousser le ballon. Au lieu de cela, il réalise une pichenette. Le ballon s’élève pour percuter la barre transversale avant de rebondir derrière la ligne de but et de finalement faire le trajet inverse. Un but irréel. Le stade n’en croit pas ses yeux, Chirac reste la bouche grande ouverte, et les commentateurs se demandent  comment il a pu réaliser une telle prouesse. A la fois instantané et infini, ce geste marque un arrêt dans le temps. De l’art à l’état pur.

Un sauveur

Bien sûr, Zidane n’est pas le seul footballeur artiste, un sport offrant autant de liberté a vu naitre et s’épanouir de nombreux artistes (à lire, La Beauté sauvera le monde, sur Özil et Iniesta). Mais le numéro 10 des Bleus a un statut particulier. Ses actions aussi sublimes que décisives lui valent une aura de sauveur, sorte d’artiste messianique. Bien plus que Messi ou Cristiano, qui mettent de coté leur humanité pour se muer en machines à buts, Zidane est comme touché par la grâce divine lorsqu’il accomplit ce qui ressemble à des miracles. Un doublé de la tête face au Brésil en finale du mondial 98, dont un petit pont sur Roberto Carlos ! Le but de la victoire en finale de Champions League grâce à une reprise d’un autre monde sur un centre à l’aveugle du même Roberto Carlos ! Un doublé sur coup franc puis penalty face à l’Angleterre de Beckham et Rooney dans les dernières minutes pour offrir la victoire aux siens en ouverture de  l’Euro 2004 ! Un amour de passe pour Thierry Henry lors du quart de finale France Brésil en 2006 ! En demi finale un penalty que le gardien portugais n’arrêtera jamais malgré sa détente ! Et enfin un chef d’œuvre en finale face à Buffon !

Un homme

Les absences de Zizou et les contreperformances de son équipe dans ses moments contribuent à accroitre le statut de sauveur qu’on lui attribue. Son retour et le mondial somptueux qu’il réalise en 2006 auraient dû le consacrer comme un prophète du football, faire de lui un joueur à la limite du divin. C’est sans doute ce qui se serait passé si sa tête n’avait pas percuté le torse de Materazzi.

Le dernier geste de Zidane sur un terrain de foot aurait pu être sa Panenka, mais il en a été autrement et c’est sur un coup de tête que le joueur le plus proche de la perfection a mis un terme à sa carrière. Certainement pas un pétage de plomb comme on peut le croire : en battant Buffon le capitaine de l’équipe de France a prouvé qu’il avait du sang froid à revendre, mais peut-être un rappel de sa nature humaine ? Un refus d’atteindre la perfection pour demeurer à jamais un artiste qui la poursuit ? Un homme qui aurait opté au moment de faire son dernier choix en temps que footballeur pour la figure d’artiste contre celle de sauveur ? Toujours est-il que l’on se rappellera à jamais de lui comme d’un artiste, imparfait certes, mais magnifique.

Le « plus bel » acte illégal perpétré par un artiste du ballon rond remonte au 22 juin 1986 et la main de Dieu de Diego Maradona. L’histoire est la même à un détail près : El Pibe de Oro a marqué de la main en échappant à la vigilance de l’arbitre avant d’inscrire un but d’anthologie. Imaginez que Zidane ait d’abord frappé Materazzi avant de marquer sa somptueuse panenka… On parlerait peut être aujourd’hui du « coup de tête de Dieu »…

Hadi 

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Petites histoires des onze mètres (FT&Co)

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Première journée de la Ligue des Champions. Les stars d’Europe se retrouvent sur les terrains. De l’intensité, des fautes, et des pénaltys. Six exactement. Et seulement deux au fond. Franchement, c’est si difficile de marquer un péno ?

Un coup de sifflet retentit dans le stade. La main de l’homme en noir désigne un point blanc, à onze mètres du but. Clameur dans les tribunes. Les joueurs se congratulent. Et pourtant, la balle n’est pas encore au fond. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : sur les cinq dernières C1, les arbitres sifflent 125 penaltys. 98 se concluent par un but. Quatre sur cinq.

La statistique varie d’une saison à l’autre, avec une constante : chaque année, dans la compétition la plus relevée au monde, des mecs posent la balle sur ce point blanc, jettent un œil vers ce but, qui leur semble soudain si petit, et ce gardien qui parait gigantesque. Ils s’élancent. Ils tirent. Ils ratent. Parfois, c’est une catastrophe. Parfois, ce n’est pas grave. Parfois, on croit que ce n’est pas grave, mais c’est une catastrophe. Parfois, on croit que c’est une catastrophe, mais ce n’est pas grave. Quatre cas de figure, et quatre exemples.

C’est une catastrophe

Finale de Ligue des Champions à domicile. Prolongations. Arjen Robben pose la balle sur le point de penalty. Quelques jours plus tôt, le Batave réalise son unique passe de la saison, dans les bras de Weidenfeller, pour offrir le titre à Dortmund. Quelques jours plus tôt, il trompe Casillas des onze mètres en demi-finale. Deux souvenirs présents dans son esprit au moment de lever la tête pour regarder Peter Cech.

Robben décide de croiser. Et le fait plutôt bien. Mais il fait une erreur : sa balle est à une vingtaine de centimètres du sol. Hauteur parfaite pour le gardien. Cech est à la parade. Dans une bonne demi-heure, Chelsea remportera la Ligue des Champions.

Ce n’est pas grave

Tout le monde rate des penaltys. Même Messi. Le triple Ballon d’Or est un homme de stats. 80% de penaltys marqués en LDC l’an dernier ? Le tarif vaut aussi pour La Pulga, qui plante quatre fois des onze mètres avant de se louper en demi face à Chelsea.

La saison précédente, Messi rate aussi un penalty. Au Camp Nou, pour le premier match de la campagne. Son tir croisé au sol manque cruellement de puissance, et termine sa course dans les bras du gardien du Panathinaïkos. Le score est alors de 3-1. L’Argentin plante déjà deux buts en première mi-temps. Le Barça gagne 5-1, et soulèvera la Coupe aux grandes oreilles en fin de saison. Messi rate un péno, mais tout le monde s’en fout.

On croyait que ce n’était pas grave

Dans l’enfer du San Paolo, le Bayern arrache un bon point à la mi-temps. Au retour des vestiaires, les Bavarois obtiennent un penalty. Ribéry est sur la pelouse. Schweini et Kroos aussi. Mais c’est Mario Gomez qui se présente devant De Sanctis.

Le tueur allemand replace ses cheveux gominés, et fait ce qu’il ne fait jamais dans le rectangle : une passe. Un ballon mou, ras-de-terre, même pas bien placé. De Sanctis n’en demandait pas tant. Le match se termine sur ce partage, et le Bayern finit premier du groupe. Pas grave ?

Eh bien si ! Si Gomez marque ce penalty, pas de raison de changer de tireur. Heynckes gère les gros egos de Robben et Ribéry, et laisse sa machine allemande planter des onze mètres. Gomez termine meilleur buteur de la C1, fusille Cech en finale et offre le trophée au Bayern. Facile, non ?

On pensait que c’était grave

23 avril 2008. Man U se déplace au Camp Nou en demi-finale aller de la Ligue des Champions. Les Anglais démarrent sur les chapeaux de roue. Penalty après trois minutes. Cristiano Ronaldo se présente devant Valdes. CR7 ouvre le pied, cherche la lucarne droite. Le gardien catalan est pris à contre-pied. Mais c’est à côté. Le Ballon d’Or du Portugais s’envole en même temps que le cuir estampillé Adidas.

Derrière, les protégés de Sir Alex assurent : bon nul en Catalogne, une patate de Scholes au retour, et une victoire aux tirs au but (avec un nouveau loupé de Ronaldo) en finale contre Chelsea. Bref, la Coupe est dans l’armoire. Le Ballon d’Or aussi. À côté d’une photo de Scholes, des crampons glissants de John Terry, et de la suffisance d’Anelka. Au fait, ce penalty, ce n’était pas si grave…

Guillaume

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Merci Thierry (FT&Co)

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Oui Thierry Roland, tu as commenté 13 Coupes du Monde. 9 Championnats d’Europe. Plus de 1300 matchs, en 57 ans de carrière. En 1998, le 12 Juillet, Zidane était là, et toi aussi. Le 2 Juillet 2000, David Trezeguet était là, et toi aussi. Lorsque qu’Harald Schumacher s’est trouvé une passion pour la chirurgie dentaire face à Patrick Battiston, à Séville en 1982, il faisait chaud mais tu étais là. Lorsque ce salaud de M. Foote a sifflé un pénalty inexistant aux bulgares en 1976, tu étais là, comme le trop jeune Michel Platini de l’époque. Il ne faisait pas très chaud, mais tu étais là.

Aujourd’hui, un AVC de trop t’a emporté, à 74 ans. Alors, la moindre des choses que l’on pouvait faire pour toi, c’était d’être là. Et rien ne sert de ressasser tous ces détails, tous ces chiffres, toutes ces dates. Thierry, tu n’étais pas une bibliothèque, ni une base de donnée. Tu étais un homme qui, comme chacun de nous, vivait et vibrait selon ce que lui dictait son cœur. Alors, ce qui aujourd’hui importe dans la manière de te rendre hommage, c’est d’ajouter à notre discours ce que tu as su si bien nous transmettre au cours de ta longue carrière : de l’émotion.

Quand ils parlent de toi, rares sont les gens qui ne s’étendent pas sur ton exceptionnelle longévité, ta voix si singulière ou encore sur tes dérapages pas toujours contrôlés. Quand je parle de toi, je n’ai pas envie d’exprimer toutes ces généralités qui font néanmoins le grandiose de ton personnage. Tu es comme ces personnes qu’on aime et que l’on chérit tant, car tu inspires en tes admirateurs cette foule de petits détails qui te rendent exceptionnel et te sortent d’une affection qui pourrait être commune à d’autres.  Thierry Roland, ce ne sont pas que des chiffres, ni même un style, c’est avant tout une personne qui a révolutionné le métier de commentateur sportif en France.

Ton duo avec Jean-Michel Larqué, que l’on a tous vu très ému par ta disparition, a rendu le football plus sympathique, plus accessible, plus distrayant, mais surtout plus magique à la télévision française. C’est le savant mélange entre l’œil expert de ton camarade et ta passion évidente pour le sport Roi qui a fait de ces simples moments de télévision, des instants intenses ancrés aujourd’hui encore dans toutes les mémoires. Et tant pis si tu n’as pas toujours eu la correction de laisser un doute planer quant à un jugement arbitral abusif, tant pis si tu n’as pas toujours eu la politesse requise par une grande chaîne de télé vis-à-vis d’un adversaire ou d’un arbitre, tant pis si tu n’as pas toujours eu le recul nécessaire pour éviter une célèbre dispute avec ton compère à l’antenne, tant pis si tu n’as pas toujours été le plus renseigné sur les carrières des joueurs de seconde zone que la France venait à affronter. Tant pis si tous les suédois s’appelaient Larsson. Tu commentais avec tes tripes, avec ton cœur, et c’était cela que nous aimions, nous amoureux de football.

Depuis ton départ de la première chaîne, se sont enchaînés consultants au look de préretraités et commentateurs peu fameux, hommes de terrains inutiles ou encore intervenants quasi-muets, tandis que tu regardais le journalisme footballistique battre de l’aile tranquillement, sur ton canapé de région parisienne. Il serait injuste de cracher sur Christian Jeanpierre, mais il semble judicieux de signaler qu’il lui aura fallu la mort cérébrale de Pascal Praud, et la mort tout court de Thierry Gilardi, pour qu’il vienne aujourd’hui à occuper ce siège que tu as si bien su marquer de ton empreinte. Comme nos mémoires.

La mort nous a encore tous rattrapés la nuit dernière, mais il est quelque chose qui ne mourra jamais : Ton souvenir. Et si aujourd’hui, TF1 sait si bien te remplacer par des journalistes capables d’animer un match de coupe du monde de la même façon qu’un bal de village, il est certain que tu resteras à jamais, et pour toutes les personnes qui, comme moi, ont eu la chance d’entendre tes commentaires de leur vivant, l’irremplaçable voix du football en France. La seule, même.

En ayant une pensée émue pour ta femme et ton fils que tu laisses derrière toi, je te remercie au nom de toutes les générations que tu as su passionner, toutes les vocations que tu as suscitées, tous les français qui ont eu le privilège de vibrer à tes côtés. En espérant qu’après ta longue et fastueuse carrière, tu aies pu « mourir tranquille ». Repose en Paix, Thierry.

Ghislain

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FT y était : Un Paris-Brest au goût spécial (FT&Co)

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Le point de vue d’un ex-abonné d’Auteuil


Injustement virés du Parc des Princes il y plus d’un an par le Plan Leproux, les ultras parisiens étaient de retour dans leur seconde maison, à l’occasion du match PSG-Brest, ce dimanche 11 septembre. L’espace d’une soirée, l’enceinte de la Porte de Saint-Cloud s’est enfin montrée à la hauteur de sa nouvelle équipe. Reportage.
 
 
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Le 8 août dernier, un communiqué de l’association Liberté pour les Abonnés (LPA) appelle ses sympathisants à assister au match PSG-Brest en tribune H, et ce alors que les ultras parisiens boycottent le Parc depuis le début de la saison dernière. « Nos objectifs sont clairs : contester ces mesures [le maintien du Plan Leproux, ndlr] et soutenir notre club, pour démontrer une fois de plus ce que pourrait être le « nouveau PSG » avec l’appui de son public historique au Parc des Princes », ajoute le communiqué. Vingt-quatre heures après le communiqué de LPA, les prix des places en tribune H augmentent de 8 à 15 euros. Et certains viennent encore nous expliquer que le Plan Leproux était destiné à lutter contre la violence…

Ce dimanche 11 septembre, un millier de supporters parisiens environ, anciens du virage Auteuil, sont donc massée en tribune H, auxquels il faut ajouter 200 ex-membres de la tribune Boulogne, situés en face, en tribune E. Pas de tifos, ni de fumigènes. C’est là une consigne donnée par les organisateurs du rassemblement. Seule animation à l’entrée des joueurs : des ballons gonflables noirs, rouges et bleus sont lâchés…


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« En mémoire de l’ancien Parc: Silence ». Cette banderole sans appel est déployée en tribune H. Aucun chant pendant les quinze premières minutes. Quatre mecs arrivent après le coup d’envoi, un comble lorsqu’on se revendique supporter. Visiblement peu au fait des actions menées par les supporters historiques du PSG, ils sont tout étonnés de découvrir une tribune où tout le monde se tient debout, et emmerdent le monde pour pouvoir s’asseoir à la place qui figure sur leur billet. Certains ont beau essayer de leur expliquer que ce soir, c’est spécial, que c’est placement libre et qu’ils n’ont qu’à se mettre ailleurs, rien n’y fait…

Les minutes défilent sur l’écran géant, et quand survient le quart d’heure de jeu, c’est l’explosion. En majorité, il s’agit de chants destinés à encourager le PSG. A plusieurs reprises, les tribunes H et E se répondent, comme à l’époque des échanges entre Auteuil et Boulogne. Des revendications se font également entendre (« Paris c’est nous ! », « Rendez nous nos abonnements »), et des insultes fusent à l’encontre du nouveau public du Parc des Princes, qualifié de « collabos », de « public de merde », et invité à aller se faire enc… Robin Leproux et Bruno Skropeta, directeur de la communication et homme de l’ombre du Plan Leproux, en prennent également pour leur grade. Des banderoles appuient les revendications : « Pas de grand club sans grand public » ou « QSI-Leo, un seul transfert n’a pas de prix: le 12e homme ». Les chants sont coordonnés. Des capos disséminés dans la tribune se relaient pour les lancer, malgré l’absence de porte-voix, interdits par le PSG. Au total, la tribune H fait bien plus de bruit que les 12000 « Qatarix » des nouveaux virages du Parc, qui eux, sont pourtant équipés en tambours et porte-voix par le club.
 

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Le match devient de plus en plus chiant, et les occasions les plus franches sont à mettre à l’actif des Brestois, notamment en première période. Mais là n’est pas l’essentiel. Cette fois-ci, pas de sifflets à la mi-temps, ni de ridicules « Mouillez le maillot » entonnés après 20 minutes de jeu, comme ce fut le cas lors de PSG-Valenciennes. Les encouragements sont de retour, et le Parc renoue avec une partie de la ferveur qui le caractérisait dans le passé.

68e minute : Ménez humilie 3 défenseurs bretons, et transmet dans la surface à Pastore, qui d’une délicieuse balle piquée plante son premier pion avec la liquette rouge et bleue sur le dos. Chaos dans la tribune H ! Les supporters utilisent le peu de voix qui leur reste pour hurler de plaisir. Dans les escaliers, on descend les marches huit par huit. A sa sortie, Ménez, auteur d’une passe décisive est acclamé. Trois semaines plus tôt, contre VA, avec un bilan statistique identique, il sortait sifflé…



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Au terme de 20 dernières minutes sans grand intérêt, l’arbitre renvoie les joueurs au vestiaire. Les ultras resteront encore une quinzaine de minutes après le coup de sifflet final pour quelques chants, eux qui ne reviendront certainement pas de sitôt. Sylvain Armand, entré en jeu à la 80e, prend un soin particulier à saluer la tribune H. Plus ancien joueur de l’effectif parisien, il a certainement reconnu les vrais supporters…



Romain Becker



L’extinction de la plus belle espèce footballistique (FT&Co)

 

La fin d’une époque.
 
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Lorsque Leonardo, pour son Grand Paris, a identifié LA grande star de ce nouveau Paris Saint-Germain, sa vision a été très claire. Il a ciblé deux joueurs en particulier, qui ont été les dossiers prioritaires du mercato parisien, à savoir Javier Pastore de Palerme et Paulo Henrique Ganso de Santos. Il aurait pu cibler un ailier vif, technique (something à la mode, tel Neymar, Sanchez ou encore Hazard) ou encore un grand attaquant (Samuel Eto’o), mais son expérience de dirigeant à l’Inter et au Milan AC l’a conduit à un style de joueur, qu’il sait essentiel, et surtout devenu rare : le trequartista. En effet, Leo a connu les deux derniers grands trequartisti de cette décennie, à savoir Wesley Sneijder de l’Inter et surtout Ricardo Kakà à Milan qu’il avait ramené de Sao Paulo.

Si le 4-2-4 a quasiment disparu à la fin des années 70, d’où la longue agonie du poste d’ailier pur jusqu’à sa disparition quasi-totale à la fin des années 90 (alors qu’il nous avait donné des joueurs magnifiques tels que Garrincha, Gento, Kopa, Stan Matthews ou bien des très bons joueurs comme Marc Overmars), serait-ce la fin du poste du trequartista, lui qui a révolutionné le football tout en lui donnant ses joueurs les plus géniaux ?

Mais qu’est ce qu’un trequartista ? Pour ceux qui suivent le football italien (des fans de foot se respectant donc), peu d’explications sont nécessaires, tant ce rôle est crucial et reconnu dans le Calcio.
Pour ceux qui ne suivent pas le foot italien (shame on you) ou ne comprennent tout simplement pas ce que cela veut dire, le trequartista (ou le  »trois-quartiste ») est simplement un milieu de terrain offensif attiré par le but, ayant une vision du jeu hors pair : il joue entre les lignes, entre la défense et le milieu de terrain adverses. C’est le leader technique de son équipe, celui autour duquel l’animation offensive est construite. Bien qu’attiré par le but, lorsqu’il possède le ballon, toute son équipe se projette vers l’avant.
Oui, mais dans ce cas là me direz-vous, ce poste n’est pas du tout en voie de disparition : des joueurs comme Cristiano Ronaldo ou encore Leo Messi ne sont-ils pas des leaders techniques très attirés par le but ? Un joueur comme Andrés Iniesta ne remplirait-il pas lui aussi la description du trequartista, étant ce milieu de terrain offensif capable de marquer, tout en ayant une vision du jeu extraordinaire ? Que dire alors des Fabregas, Schweinsteiger, Nasri, David Silva ?
Oui, mais le trequartista a une force, une qualité, que ne possèdent pas ces joueurs ou tout du moins qui le démarque : celui-ci est vu comme un  »faux lent ». Sa qualité première n’est pas la vitesse ou la percussion mais il arrive à se démarquer majoritairement par ses outils techniques hors du commun, une technique lui permettant de voir le jeu avant les autres et donc les opportunités de but également. Il est certes moins rapide sans le ballon que l’adversaire, mais ce n’est plus vrai balle aux pieds.
Des joueurs comme Juan Roman Riquelme, Fernando Redondo ou Andrea Pirlo, malgré leur talent hors norme, ne rentrent pas dans cette catégorie.
L’impact de ce poste dans l’histoire du jeu est énorme, sans doute méconnu ou du moins mésestimé par un grand nombre de fans de football et notamment sur le plan tactique.

À la fin des années 50 et début des 60’s, une grande partie des équipes jouait en 4-2-4 (le Real, le Brésil, la Fiorentina, Santos notamment) et prônait un jeu donc offensif (on peut ainsi le remarquer en regardant les différents scores des différentes finales de compétitions internationales : qui pourrait aujourd’hui rêver d’un 7-3 en finale de la Ligue des champions, comme nous l’a offert la finale de 1960 entre le Real Madrid et le Eintract Francfort).
Un entraîneur nommé Helenio Herrera, fraîchement arrivé de Barcelone à l’Inter Milan en 1960, était échaudé par ces envolées offensives d’alors. Alors entraineur du Barça, il a certes développé un jeu extrêmement offensif avec un certain succès (2 Ligas remportées, des saisons à plus de 80 buts marqués également) mais ses échecs répétés en Ligue des champions et une comparaison tout de même à son désavantage face à la superpuissance offensive du Real l’ont poussé à évoluer lors de son arrivée en Italie. Il a alors repris le travail entamé en Italie dans les années 50 par Alfredo Foni, un de ses prédécesseurs à l’Internazionale et réadapta le fameux cadenas suisse des années 30, tactique extrêmement défensive avec un  »verrou » derrière : trois défenseurs centraux qui, eux-mêmes, allaient être supportés par deux milieux défensifs. On appelle désormais cette tactique plus communément le catenaccio.

Ce fut un véritable casse-tête pour les équipes adverses, car dans le fameux 4-2-4 d’alors, les détonateurs étaient les ailiers (Kopa ou Gento au Real, Garrincha en équipe du Brésil), et ceux-ci se retrouvaient annihilés par la densité de cette tactique. Elle eut un vif succès (3 Scudetti, 2 Coupes d’Europe des clubs champions, 2 coupes intercontinentales).
La montée des trequartisti a alors mis un frein au succès de cette tactique, car la polyvalence de ces joueurs, capables de jouer entre les lignes et de se propulser vers le but, a fait sauter un verrou (c’est bien le cas de le dire) et a mis en danger ce qui était alors le succès de cette tactique, notamment le resserrement des lignes défensives.

De véritables marquages à la  »culotte » se sont alors développés, afin de contrôler ce genre de joueurs : qui a oublié le traitement du rugueux Berti Vogts (avant d’être un entraîneur assez piètre, il était un excellent défenseur, titulaire en défense centrale avec Beckenbauer) sur le génial Cruyff en finale de la Coupe du Monde 1974 ou encore le traitement infligé par la Squadra Azzura de 1982 à Maradona lors de ce fameux match de Coupe du Monde où Maradona, alors jeune prodige de Boca Juniors, se fit découper pendant 90 mn. Excédé par ce traitement que l’on qualifiera de  »chef d’oeuvre de Gentile », il allait même jusqu’à déclarer :  »Je pensais qu’il allait me suivre même aux toilettes. ».



Un lien peut ainsi être fait entre la forte culture tactique sud-américaine (entendons nous bien : une propension à faire de la défense une arme tactique, surtout en Uruguay et en Argentine) et italienne et la propension de ces pays à produire ce genre de joueurs. Les Argentins se réfèrent au trequartista comme  »el enganche » : celui qui fait le lien entre le milieu et l’attaque, celui qui fait la différence. C’est une véritable institution dans la culture football argentine, il faut dire que les Argentins ont connu el Diez, un certain Pibe de Oro.

Parmi les premiers trequartisti, on retrouve des joueurs comme Luis Suarez (El Arquitecto, Ballon d’Or 1960, Espagnol génial du Barca et de l’Inter), Sandro Mazzola (meilleur joueur de l’Inter double championne d’Europe en 1964, 1965) et Gianni Rivera (leader de la magnifique équipe du Milan de 1969 ayant mis un 4-1 à l’Ajax de Cruyff et Remus Michels en finale de la Coupe des clubs champions).
Ce poste a d’ailleurs eu un tel impact dans les années 60 en Italie qu’en équipe nationale, par respect du poste de trequartista, Mazzola et Rivera jouaient une mi-temps chacun alors qu’ils étaient les deux meilleurs milieux offensifs italiens, et de loin. Comme si la France, en 98, n’avait pas fait jouer Djorkaeff et Zidane ensemble. Hallucinant.

Depuis ces précurseurs, de nombreux joueurs, dans les années 70 et 80, ont glorieusement porté ce rôle à un autre niveau : Michel Platini, Gunther Netzer, Johan Neeskens, Safet Susic, Mustapha Dahleb, Zico, le malheureusement trop peu connu Bernd Schuster (joueur génial du Barca, Real et Atletico, qui a fait gagné à la RFA l’Euro 80 à l’âge de 20 ans, excusez du peu). Le grand Diego possédait également ces attributs de Trequartista.
Inutile de présenter ces joueurs ayant marqué le jeu, remportant de nombreux trophées, ayant un impact extraordinaire tant en équipe nationale qu’en club.



Mais ils ont également marqué les fans et créé un idéal dans les années 80 : ils sont devenus les nouvelles attractions du football, ceux que les supporters paient pour voir jouer, ceux qui vendent du rêve et de l’espoir à toute une génération.
Les années 80 et le début des années 90 ont d’ailleurs marqué une époque de mondialisation du trequartista en quelque sorte : si on les retrouvait surtout dans le football occidental auparavant, on commence à en voir émerger dans des pays comme le Danemark avec Michael Laudrup, la Roumanie du sulfureux Gheorge Hagi, l’Algérie de Dahleb ou Belloumi, la Yougoslavie de Susic ou la Croatie de Boban.
Par exemple, quel fan de River Plate ne se souvient pas d’El principe, Enzo Francescoli (uruguayen si tant est qu’on ait besoin de le rappeler)? Ce joueur sublime, idole de Zinedine Zidane, était l’exemple parfait du trequartista : un joueur complet techniquement, certes pas très rapide, mais avec une superbe vision du jeu, et un instinct du but très développé pour un milieu de terrain offensif.

Les magnats du football ne s’y sont bien sûr pas trompés et ont fait du trequartista un trophée, un emblème, un symbole. Jean-Luc Lagardère a engagé ce même Francescoli au Matra Racing en 1986-1987, celui-ci devenant l’attraction immédiate du championnat et créant une grande ferveur autour de ce club alors inconnu malgré la présence de Giresse et Tigana à Bordeaux ou encore José Touré à Nantes et rendant par ailleurs ce club attractif (il fut rejoint peu après par Luis Fernandez notamment).

Que dire de l’engouement crée par Enzo Scifo à Auxerre en 1989, faisant de cette équipe moyenne du championnat un favori et une équipe à ne pas rater, dans cette petite bourgade de Bourgogne.
Le  »manager des années 80 », LE président de club des 80’s n’a pas non plus laissé ce train passer : Bernard Tapie a engagé Francescoli ET Dragan  »Piksi » Stojkovic, étincelant joueur de l’Étoile Rouge de Belgrade en 1989 et 1990, alors qu’il avait fait vibrer toute la France en 1989, passant à une poignée de détails près de faire signer le numéro 10 du Napoli…
Son homologue transalpin, Silvio Berlusconi,  a quant à lui toujours eu un faible pour ce genre de joueurs : Kakà, Rivaldo, Rui Costa, Cassano, Boban, Savicevic ou Roberto Baggio en sont les exemples les plus récents.

Ainsi, demandez à tous les fans de Marseille de quelle équipe de l’ère Tapie ils se souviennent le plus, ce n’est ni celle de 1993 ou de 1991, mais bien celle de 1990, qui rassemblait alors Waddle, Abedi Pelé, Enzo Francescoli et Stojkovic, qui jouait alors un football d’une fluidité rarement vue en France.

Les années 90 ont vu une superbe succession à ces joueurs d’exception avec des joueurs tels que Roberto Baggio, Francesco Totti, Alessandro Del Piero, Gianfranco Zola, Rui Costa, Rivaldo, ou bien un certain Zinedine Zidane.
Le trequartista était alors LE joueur de l’équipe de football de base, celui sur lequel on se basait.
Ces joueurs sont devenus des emblèmes dans chaque club où ils ont évolué, marquant l’histoire de leurs clubs tant par leur talent que par leur leadership technique (parfois, ils deviennent même LE club, ce qui rend difficile leur mise à l’écart : Totti ou Del Piero symbolisent bien cela à Rome et à Turin.).

Le fabuleux Milan AC de 1994 n’avait-il pas un certain Dejan Savicevic aux manettes ? L’imperméable Italie de 1994 n’était-elle pas celle de Roberto Baggio, que les supporters de la Fiorentina et de la Juventus n’oublieront jamais ?
Que dire alors des supporters de Chelsea, qui porteront Zola dans leur coeur certainement bien plus qu’ils ne porteront un Drogba.
Certains joueurs comme Bergkamp ou Stoichkov ont, quant à eux, fait la transition entre second attaquant et trequartista au cours de leur carrière, ceci étant possible par une qualité technique hors du commun.


Alors qu’une nouvelle génération de trequartisti devrait nous enchanter, tout comme l’apparition de trequartisti de nouveaux horizons, notamment africain, on remarque une certaine recrudescence de ce genre de joueurs depuis le début des années 2000. En effet, le joueur offensif type est désormais un joueur basé plus sur la percussion, sur le dribble, sur la vitesse, sur le modèle d’un Ronaldo icône d’une génération. Le nombre de joueurs virevoltants a explosé, et le nombre de trequartisti s’est réduit. Ainsi, le football contemporain est dominé par des joueurs polyvalents, pouvant occuper toute position offensive.
Certaines raisons peuvent expliquer cette recrudescence : un football désormais plus physique et surtout plus rythmé, qui a poussé certaines institutions à considérer que le trequartista était devenu inutile, et qu’il fallait désormais favoriser un type de joueur plus costaud (je ne vise surtout pas la FFF par exemple) ou encore une évolution des mentalités.
En effet, dans l’imaginaire footballistique de nos jours, il faut jouer comme Barcelone ou Arsenal : avec des créateurs au milieu de terrain qui lancent des ailiers (des joueurs rapides polyvalents) qui centrent pour des attaquants n’ayant plus qu’à finir le beau travail collectif.
L’imaginaire footballistique est également un produit de ce que nous voyons tous les week-ends, et il est vrai que le diktat du foot anglais sur nos postes de télévision n’aide pas le trequartista, lui qui ne s’est jamais retrouvé dans ce foot anglo-saxon en général, ce qui peut ainsi expliquer le grand succès d’un Zola à Chelsea.
Dans cet imaginaire, et dans le 4-3-3 désormais imposé (ou 4-2-3-1 pour les frileux), le trequartista ne trouve plus sa place car l’expansion des joueurs polyvalents le rend également inutile.
Ainsi, nous nous retrouvons face à un groupe désormais très réduit : Özil, le fantôme de Kakà, le fantasque mais génial Antonio Cassano, Pastore, Sneijder, Luka Modric (occasionnellement, comme lors de l’Euro 2008).
La tendance n’étant pas au renouvellement de ce genre de joueurs, notamment au vu d’une évolution footballistique ne laissant pas la place aux différences et qui nous pousse à l’uniformisation tactique et technique, nous nous retrouvons face à la disparition du poste le plus marquant, le plus  »excitant » et certainement le plus mythique de l’histoire du football.

Si à travers l’histoire, de nombreux trequartisi se sont révélés comme faisant partie du gotha du football mondial, quelques joueurs ont sublimé et transcendé ce poste à travers le temps : Alfredo Di Stefano (considéré par Pelé, Maradona et Herrera, excusez du peu, comme le meilleur joueur de l’histoire du football), le roi Pelé, l’icône du football total, Johan Cruyff et el pibe de oro Diego Armando Maradona. Ces joueurs possédaient bien évidemment les qualités du trequartista mais une évidente supériorité technique, une intelligence du jeu hors du commun et une oeuvre notamment symbolisée par des statistiques hallucinantes et de nombreux trophées en font bien plus que de simples trequartisti aux yeux de nombreux supporters. Un supporter du Napoli ne pourra jamais limiter Maradona à un simple trequartista : cela faisait partie de ses prérogatives et de ses nombreux talents, mais il était bien plus que ça. La question reste cependant ouverte et cela est tout de même significatif d’une alarme qui doit aujourd’hui retentir dans le monde du football.

Car si c’est pour nous priver de la virtuosité de Cruyff, des contrôles de Zidane, des ouvertures de Platini ou d’un Maradona (j’espère que vous aurez par ailleurs enfin compris la différence avec Messi), je vous le dis, une partie du football que nous aimons ou qu’à plus forte raison les vrais fans de football aiment se meurt.
Ainsi, tous les fans du Milan AC se sont retrouvés orphelins en quelque sorte avec le départ de Kakà à Madrid il y a 3 ans, tout comme l’arrivée d’un Pastore à Paris a comblé les supporters parisiens.

Bientôt, pour réapprécier ce genre de football, il nous faudra se plonger dans le passé et non plus simplement allumer la télé, ne plus regarder l’avenir avec envie mais le passé avec dépit.

Mélancoliquement vôtre. 



Benhouda

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