FT&Co : Toulouse, chronique d’une génération manquée

TFC

Talent, potentiel, infrastructures, passion, envie, jeunesse… Un cocktail de paramètres qui, tous conjugués à la hausse, tendent à mener un club vers les sommets du football national et européen. Le Toulouse FC ne manque de rien, sauf, paradoxalement, de titres. Le palmarès est rachitique depuis la création du club en 1970 et une nouvelle saison vierge de tout trophée se termine… Un club peut-il être destiné au vide du milieu de tableau ? 

Génération dorée, et…?

Etienne Capoue, Moussa Sissoko, Cheikh M’bengué, Franck Tabanou, Wissam Ben Yedder, Ali Ahamada… autant de talents formés et façonnés au sein du centre de formation du TFC, et ayant démarré l’exercice 2012-2013 avec l’envie d’offrir au public toulousain une saison digne des espoirs placés en eux. Les fidèles du Stadium n’ont pas eu grand-chose à se mettre sous la dent depuis 2003 et la remontée de leur club de cœur dans l’élite du football français. Certes, ils ont eu la chance de voir leurs protégés accrocher les cadors de la Ligue 1, comme Lyon en Novembre dernier (3-0) ou Marseille en 2007, toujours sur le score de 3 buts à zéro. Certes, le supporter toulousain a vécu une troisième place et une qualification surprise pour la Champions League décrochée au terme d’une saison 2007-2008 exceptionnelle. Il a même eu l’honneur d’accueillir le grand Liverpool de Gerrard et consorts sur sa pelouse, le temps d’une trop courte aventure européenne.

Cependant, le supporter toulousain est comme tout bon fan de football qui se respecte. Il aime le goût de la victoire, le son d’une finale, l’odeur  d’un trophée. Et ce n’est pas peu dire que ses sens ne s’activent qu’à de trop rares occasions. Pourtant, cette saison encore plus que les précédentes, le TéFéCé avait l’occasion de ravir ses fidèles grâce à une génération dorée arrivée, pense-t-on, à maturité. La majorité des joueurs cités plus haut, en plus d’être locaux, font partie des joueurs clés d’un effectif jeune, ambitieux, encadré par l’expérience et la constance d’Etienne Didot ou du capitaine Jonathan Zebina. Un savant mélange qui se devait d’aboutir sur une saison pleine, riche en émotions et en succès. Sauf que…

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Le yo-yo, pour toujours ? 

Sauf que le Toulouse FC a la fâcheuse habitude de jouer au yo-yo. Comprenez par là que les Violets  sont capables de tutoyer les sommets du championnat pour, une série de défaite plus tard, se retrouver englué au milieu du tableau. Deux saisons auparavant, les hommes d’Alain Casanova évoluent aux alentours de la 14ème place avant de finir en trombe et de remonter significativement au classement. Lors de l’exercice précédent, inversion des courbes, Toulouse lutte avec les meilleurs pour les places européennes mais, au printemps, enchaîne les contre-performances et dégringole. Résultat : Deux années consécutives terminées à la 8ème place de Ligue 1. Le yo-yo a la fâcheuse habitude de revenir toujours à la même position, au milieu, dans le vide, entre les vertiges des titres et les souffrances des relégations… L’exercice actuel, plein de promesses suite à un début de saison canon, ressemble étrangement à ses prédécesseurs. Sur le podium après dix journées, le TFC se retrouve aujourd’hui englué à une modeste 12ème place, loin des ambitions européennes fixées en début de saison par Olivier Sadran.

Sur le pré, le Toulouse FC possède des arguments non-négligeables dans un championnat de France homogène. Les pépites du centre de formation toulousain se sont d’ailleurs vite montrées à leur avantage en début de saison, comme Wissam Ben Yedder. Malheureusement, à l’image de l’ensemble de ses coéquipiers, le buteur et ancien international de Futsal s’est éteint à peine l’hiver entamé. Eliminé des deux coupes nationales par Lille et le PSG, habitués de ce genre d’épreuves, le TFC ne possède plus aucun espoir d’agrandir un palmarès qui commence à sentir la poussière. Pas vraiment un problème de talents. Alain Casanova, toujours protecteur envers ses joueurs, parle d’une équipe « très jeune » dans les colonnes de l’Equipe le 15 février dernier, et avance la thèse d’un groupe inexpérimenté incapable de supporter la pression. Que penser, alors, lorsque l’on se rend compte que la majorité de ses joueurs font partie de leurs sélections nationales, au moins au sein des équipes de jeunes, et même que trois d’entre eux (Zebina, Capoue, Sissoko) ont connu l’Equipe de France A ? Ont-ils justement la tête ailleurs qu’à Toulouse ?

Non au surendettement, non à la victoire ?

Un manque de progression, un manque d’ambition ? Lorsque M. Sadran déclare cet hiver que « Ce qui est arrivé de mieux au foot français depuis longtemps, c’est l’arrivée des Qatariens, dans l’audiovisuel et au PSG », l’amoureux du Tef’ qu’il est pose certainement le doigt sur un point sensible et délicat. De tradition économe et gestionnaire, le club de la Ville Rose n’a jamais cédé au faste que son statut de quatrième agglomération de France aurait pu lui conférer. A tel point que, pourtant renflouées par les ventes onéreuses de Gignac à l’OM ou de Congré à Montpellier, les caisses du club ne se sont pas ouvertes à n’importe quels joueurs. D’après, le rapport sur les comptes des clubs pros de la DNCG (2011-2012), le TFC est le quinzième club le plus endetté de France (déficit sporadique de 800K€), sans même compter les transferts de Rivière et Sissoko. Olivier Sadran a préféré améliorer les infrastructures destinées à la formation des jeunes, nouer des partenariats de toutes sortes, renforçant du même coup l’image de « club sympathique » que s’est forgée le TFC ces dernières années… Toi aussi, améliore tes infrastructures en jouant sur CasinosenligneFrancais.fr Ici vous pouvez jouer des jeux comme les machines à sous sur le thème football, poker, blackjack et laroulette et acquérir des compétences utiles qui vous aideront à améliorer. Il y a aussi la chance que vouspouvez gagner de l’argent qui aidera aussi à vos finances.

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La raison, pour quoi faire ?

Certains loueront l’abnégation du président, qui est parvenu à maintenir un niveau constant de performances sans succomber au charme de l’endettement et de la dépense démesurée. D’autres auront l’amère impression que, pour remporter des trophées et progresser de façon significative, ces solutions qui ressemblent à des fléaux se révèlent en fait être nécessaires. Mais un club ne peut rester éternellement dans le vide du milieu de tableau. Un endroit où les saisons se terminent avant le printemps, où les supporters finissent par ignorer le goût de la joie et des pleurs, où l’ambition des joueurs consiste systématiquement à venir pour mieux repartir. Toulouse serait un « tremplin ». Un tremplin sympathique, mais un tremplin quand même.

Loin de percer le mystère toulousain, les faits nous rappellent que le dernier titre remporté par une section des Violets n’est autre que la Coupe Gambardella en 2005, et que les derniers espoirs du club de glaner un trophée cette année reposent encore une fois sur les jeunes, toujours engagés dans cette même Coupe Gambardella.

Comme si le Toulouse FC semblait ne pas pouvoir grandir. Qu’il est dur de vivre au milieu…

Ghislain

Vous pouvez suivre l’auteur sur Twitter : @ghislaincorrea

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2 réflexions sur “ FT&Co : Toulouse, chronique d’une génération manquée ”

  1. Club sympathique? La bonne blague!
    Club chiant, sans ame et sans supporters, voilà ce qu’est le TFC aujourd’hui.
    Bravo quand même pour avoir eu le courage de faire un article sur une équipe aussi banale, y en a aussi besoin.

  2. Ben moi c’est mon club et la raison me va bien. Pas besoin de paillettes, de toutes façon j ne suis pas sûr que ca fasse plus recette dans notre ville, et sportivement c’est facile à dire mais c’est dangereux.

    Par contre ca fait maintenant une dixaine de saisons d’affilié en L1 avec une équipe compétitive et des une bonne formation, ca n’a l’air de rien mais c’est énorme pour un jeune club.

    Ce qu’on regrette évidemment c’est de ne pas avoir passé une des demi finales obtenue récemment pour vibrer au stade de france. Mais on a une équipe qui tient la route et je peux dire sans me tromper que les équipes qui nous jouent le weekend ne sont pas ravies et c’est déja pas mal 🙂

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