De la beauté de la défense

Une stratégie défensive implique-t-elle forcément la destruction du spectacle ?

La première partie de ces critiques se base sur des critères esthétiques : elles trouvent ces équipes moches, très peu attractives et un peu chiantes. Le football a cette richesse de pouvoir offrir du spectacle pour tous les goûts. Certains adorent le jeu du Barça, d’autres estiment qu’il se rapproche trop souvent à une passe à dix ou au handball. Certains vibrent devant la vitesse du jeu du Real Madrid, d’autres le jugent trop physique et pas assez raffiné. Certains admirent les belles défenses héroïques et « le jeu de résistance », d’autres ne les supportent pas. Difficile de faire l’unanimité.

Nous avons été nombreux à apprécier la victoire de Chelsea pour la beauté de l’ensemble de l’œuvre des Blues : la dernière saison de Drogba, le chef-d’œuvre des cadres Lampard, Terry, Cech et A.Cole, la récompense de Roman Abramovitch, etc. Mais nous pouvons aussi apprécier la beauté du jeu de Chelsea, pendant le match. Il est très rare d’en parler dans le football, mais certaines actions défensives devraient mériter autant d’attention qu’une belle action offensive, comme dans les sports américains où steals et blocks riment avec spectacle. Oui, il est possible de s’exalter devant la beauté d’un geste défensif. Un tacle, un sauvetage, un arrêt sur la ligne, un dégagement de la tête peuvent être bien plus spectaculaires qu’une lucarne ou un dribble. Vous n’y croyez pas ? Apprécier une belle défense commence par là.

La beauté du geste

Sans parler de la beauté que peut atteindre le jeu direct lors de contre-attaques éclaires (les exemples de la passe de Lampard à Stamford Bridge contre le Barça, le but de Maicon en 2010 face au même Barça), la défense aussi sait être belle.

Champions League 2010, demi-finale retour au Camp Nou. Le Barça prend rendez-vous avec sa Remuntada et l’enfer attend les intéristes. A la 32ème minute, quatre petites minutes après l’expulsion de Motta, Messi s’infiltre dans l’axe intériste, se décale sur son pied gauche à l’entrée de la surface comme il l’a si souvent fait, feinte une fois, évite le tacle de Zanetti, feinte une deuxième fois, évite le tacle de Samuel, et frappe. Ce but, il a du le mettre des douzaines de fois en matchs officiels, des millions de fois à l’entraînement. De son côté, Julio Cesar ne voit pas grand-chose, sa vision étant cachée par les bustes de Samuel et Xavi, et par la jambe droite de la Pulga qui protège son ballon. La balle s’envole, Julio Cesar aussi. Comment ne pas s’incliner devant un tel geste ? (vidéo).

Juillet 2006, demi-finale Allemagne-Italie à Dortmund. Au milieu des prolongations de la nuit la plus intense du Mondial allemand, la tension est extrême. Si la Squadra Azzurra mène bien 1 à 0, la Mannschaft joue devant son public. Le match devient une attaque-défense irrespirable. A la 119ème minute, Fabio Il Capitano Cannavaro gagne un duel aérien dans sa surface. Au lieu d’attendre l’attaque adverse, le napolitain s’élance tel un guerrier vers l’avant, sprinte sur une dizaine de mètres, anticipe le contrôle de Podolski et vient intercepter le ballon dans un éclair de génie. Les paroles, ou plutôt le cri « Cannavaro ! Cannavaro ! Cannavaro ! » du commentateur de Sky Fabio Caressa sont depuis devenus le symbole de la victoire du Mondial en Italie. La suite nous la connaissons tous : Iaquinta pour Gilardino, Gila pour Del Piero, gol. Finale a Berlino. Che bello (vidéo, à partir de 1min02).

Stamford Bridge, 18 avril 2012, match aller de la demi-finale de la Ligue des Champions. Aux alentours de 22h30. Chelsea mène 1-0 et le Barça jette ses dernières armes dans la bataille. Si les blaugrana parviennent à repartir avec un but marqué en terres londoniennes, les espoirs de qualification des Blues seraient réduits à néant. Il reste une poignée de secondes de jeu quand, à la 92e, Busquets talonne merveilleusement un ballon à l’entrée de la surface. Le timing est parfait. Derrière, Messi arme sa frappe. Nous savons tous ce qu’il se passe alors dans la tête de chacun d’entre nous à ce moment-là. « Ça y est, but de Messi, game over ». Cette action avait du génie (une-deux en talonnade), de l’envie (les appels de Cuenca et Pedro) et du sens (mettre Messi en position de frappe à l’entrée de la surface, logique). A Stamford Bridge aussi, ils y ont tous pensé. Jusqu’à que le bout de la jambe droite de John « There is only one England Captain » Terry vienne écarter ce ballon dans un éclair de lucidité et d’anticipation. Un génie différent, mais un génie quand même. (vidéo, partir de 3min15) Il y eut aussi le sauvetage d’Ashley Cole… Et puis, lors des prolongations de la finale au Bayern, le plongeon fantastique de Gary Cahill pour empêcher Mario Gomez de contrôler un centre de Lahm à la 112ème minute…(vidéo, 5min43) What a save !

Cette saison 2011-2012 nous a offert quatre duels Milan-Barça d’une grande intensité. Forcément, des gestes splendides étaient au rendez-vous. Les buts de Boateng, bien sûr, d’une très grande charge émotionnelle. Les pénaltys de Messi, aussi, un peu moins sexys mais tout aussi importants. Enfin, surtout, les interventions défensives de Nesta. Lors du match de poule au Camp Nou, là où tout le monde s’attendait déjà à un nouveau but après un raid de l’intenable Messi, il y eut ce tacle merveilleux de Sandro. Un geste si élégant, si propre, si beau (vidéo). Si Nesta, romain, avait été gladiateur, il aurait sans aucun doute impressionné les foules par sa façon de tuer (les actions) si élégante et si calme. Un défenseur artiste qui marqua toute une époque par sa sérénité princière et son sens de l’anticipation inhumain. 13 petits buts en plus de 600 rencontres, mais combien d’actions magnifiques qui nous font dire qu’il est à la fois possible de défendre et de faire plaisir aux spectateurs ?

Dans tous ces gestes, il  y a cette puissance que dégage le corps du défenseur, cette vivacité provoquée par l’urgence de bloquer une attaque dangereuse, mais aussi une bonne dose de technique très souvent négligée. Comme s’il était facile de rattraper son adversaire direct et de le tacler en pleine course en ne touchant que le ballon (Mascherano sur Robinho). Comme s’il était facile de passer quatre-vingt quinze minutes à guetter le moindre mouvement de l’avant-centre adverse et de prendre le dessus systématiquement dans les airs. La beauté d’une prouesse athlétique associée à une superbe « technique défensive », comme aime l’appeler Aimé Jacquet. Tâchons de faire en sorte que cette beauté ne passe plus inaperçue. La performance de Thuram en 1998 ne se limite pas à son doublé en demi-finale. Et Laurent Blanc n’a pas forcément sorti son plus gros match contre le Paraguay. Évidemment, les actions offensives sont bien plus « visibles » (et vues) que les déplacements défensifs. Mais ils ne sont ni les plus importants, ni toujours les plus beaux…

Destruction, spectacle et épopées

Alors oui, il est vrai que tout geste défensif est destruction. Destruction des attaques adverses, de leur créativité, de leur génie, de leur talent. Pour autant, est-ce que les défenseurs existent seulement pour gâcher le spectacle des attaquants ? Dans un premier temps, il faut aussi voir que cette destruction se transforme bien souvent en construction (interception « Cannavaro ! »), comme le savent très bien les unanimement spectaculaires Barça et Athletic Bilbao dont la règle des cinq secondes de pressing intensif est avant tout un effort défensif. Ensuite, cette destruction fait partie de la construction d’un résultat : les défenseurs aussi ont quelque chose à jouer, même si leur absence dans la plupart des classements des trophées individuels tend à nous le faire oublier. Enfin, la destruction est belle en soi dans le sens où elle se retrouve finalement à la hauteur de la création qu’elle annule, qu’elle annihile. Tout 0-0 serait forcément un match immonde ? D’après les maîtres Herrera et Sacchi, le 0-0 est d’ailleurs le résultat du match parfait, où les deux équipes ne commettent aucune erreur, où les deux formations sont trop fortes, comme un problème de maths aussi magnifique qu’impossible à résoudre.

Épiques. Les qualifications de l’Inter en 2010 et de Chelsea en 2012 (que nous analysons dans le troisième article de ce dossier) relèvent de l’épopée, de la légende. Les ordres de placement de Cambiasso au Camp Nou, la course folle de Ramires dans le même stade, les efforts de Drogba et Eto’o, le duel inversé Milito-Milito, l’apothéose de Mourinho, le premier coup de génie de Di Matteo. Il faut être très exigeant ou alors très polémiste pour parler d’ennui ou de purge.

Manque de reconnaissance

Le football est un sport où les joueurs au rôle défensif n’ont pas le même traitement que les offensifs. Moins de prix individuels, moins de reconnaissance et même moins de sympathie pour ceux qui font le sale boulot. Les « bourrins ». Devant les Luis Suarez, Messi, Cristiano ou Ibrahimovic, que peuvent offrir les Puyol, Vidic, Thiago Silva ou Pepe ? Ils sont les meilleurs dans ce qu’ils font, ils sont même spectaculaires dans leurs interventions, et leur intelligence de jeu est souvent incomparablement supérieure à celle de leurs coéquipiers, mais ils restent en retrait. Médiatiquement sans aucun doute, mais aussi financièrement (sur les 15 plus gros transferts de l’Histoire, seuls Buffon 8e et Ferdinand 10e ne sont pas des joueurs offensifs). Peut-être qu’un jour le football s’inspirera d’autres sports et instaurera une plus grande « équité » pour chaque poste, mais en attendant, tâchons de ne pas sous-évaluer leur participation dans la beauté d’un match de football en associant toute stratégie défensive à la laideur et l’ennui. De l’anti-football… ?

Markus

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15 réflexions sur “ De la beauté de la défense ”

  1. Ce serait un peu long de répondre à tout.
    Juste une suggestion; appelez plutôt votre site « Béton magazine » ou « Tacle hurlant » ça en dira plus sur vos amours footballistiques.
    Il faudrait dire aussi que ces tactiques ultra défensives sont aussi des tactiques qui amènent le plus d’anti-jeu, de gestes interdits quand ce n’est pas dangereux pour l’intégrité physique des adversaires. Le nombre d’expulsions des équipes qui ont bétonné face au Barça en témoignent largement. J’ai vu l’Inter contre Mönchengladbach jouer comme ça à la fin des années 60 et franchement c’était très laid avec une fracture du tibia en prime pour un joueur allemand. Et vous défendez ça? c’est assez minable.
    Alors bien sûr on peut préférer le concours de plat pour obèses au saut olympique du plongeoir de 10 mètres. Mais, contrairement à ce que vous racontez tout ne se vaut pas.
    Le seul talent d’une équipe comme Chelsea c’est d’avoir été très gâtée par la chance; un pénalty raté par Barcelone et le Bayern et de nombreuses situations de but comme des tirs sur le poteau. Qu’ont-ils démontré? Rien. Avec un tel budget jouer comme une équipe de promotion d’honneur face à des pros c’est affligeant.
    Contrairement à ce que vous affirmez jouer tous derrière ne demande aucun talent tactique de l’entraîneur. Un bon prof de gym peut organiser ça. Ca peut faire plaisir à certains supporters pour qui seul le résultat compte (et encore il faudrait prouver que bétonner est une garantie de résultat) mais pour le cochon de payant qui vient voir un peu de spectacle ça ne peut être que navrant. Qui peut préférer la finale de cette année à la démonstration de jeu de Barcelone de l’année dernière?

    1. D’abord, merci pour la suggestion.
      Il faudrait définir l’anti-jeu. La simulation de Busquets en 2010 en fait partie ? Ou plus simplements les simulations de tout attaquant ? Lorsque vous parlez de “gestes interdits”, vous faites référence aux fautes des défenseurs ? Combien de joueurs du Barça ont été blessés par un tacle dangereux depuis 2008 ? Messi face à Ujfalusi, qui d’autre ? Pas plus que d’autres équipes je pense.
      Il semble qu’il sera difficile de vous convaincre, mais si Chelsea a eu effectivement de la chance lors de cette demi-finale, ils ont également eu du talent. Et vous avez peut-être un très bon réseau en STAPS, mais je ne connais aucun prof d’EPS capable d’organiser une défense pour battre ce grand Barça.
      Enfin, pour répondre à votre question : sans compter les fans de drama et de suspense, peut-être les supporters de Manchester United et de Chelsea ?

      Markus

      1. L’anti-jeu? Il est défini en général par l’arbitrage. Combien d’expulsions ont sanctionné les adversaires du Barça? Ce fut quasiment la règle dans les confrontations entre Madrid et le Barça. Et Chelsea s’est aussi retrouvé à 10 contre Barcelone. Il y a peut-être une raison, non?
        Les blessures? Heureusement qu’elles ne sont pas nombreuses. Grâce aux expulsions notamment. Les joueurs sont mieux protégés par l’arbitrage, pas par le jeu « adroit » des bétonneurs patentés. Van Basten à son époque n’a pas bénéficié de cette protection.

        Chelsea a eu du talent? Où? A part la chance et la maladresse de Barcelone et du Bayern je ne vois pas. A moins que vous appeliez talent un pénalty raté par l’adversaire.

        Ben si, vous en connaissez au moins un prof de gym; l’entraîneur italien de Chelsea. Mettre 11 joueurs derrière, avoir surtout de la chance et marquer sur la seule occasion de but ça ne demande aucun talent particulier. On appelle ça un miracle. Vous Imaginez deux équipes comme Chelsea sur le terrain? Le jeu réduit à la pratique du tacle. Sublime.

        Effectivement, comme je l’ai dit dans un autre post; à part les supporters ou fans de Chelsea. Mais tout passer à son équipe est-ce ça aimer le football? Je ne crois pas. Quand Barcelone perd on se réjouit quand même d’avoir vu du spectacle. Quand Chelsea perd… on s’en fout.

      2. Plus généralement, et j’en termine, vous semblez faire croire (par conviction? Pour faire le buzz?) que le béton est une philosophie de jeu en voie de disparition alors que c’est exactement l’inverse. Le Barcelone actuel c’est une parenthèse enchantée dans un océan de médiocrité tactique. La norme c’est laisser le jeu à l’adversaire pour essayer de vaincre sur une erreur de l’adversaire, un exploit individuel, un coup de pied arrêté voir une erreur d’arbitrage le tout par un jeu direct des plus primaires. L’immense majorité des équipes jouent en 4/2/3/1 le schéma de contre par excellence avec un seul attaquant de pointe. Cette tendance fut illustrée jusqu’à la caricature lors du dernier mondial où celui qui encaissait le 1er but était dans l’incapacité de l’emporter et ce pour la quasi totalité des matchs. Un ennui total.
        Essayez plutôt de profiter de ce bol d’air frais amené par le Barça car ça ne va pas durer tout comme il y eu le Brésil de 70 qui pulvérisa le stupide béton Italien, ou l’Ajax qui étripa encore une équipe de l’Inter bétonnante à souhait. Il faut plus de talent pour déséquilibrer collectivement une défense que passer 90 mn à tacler à tout va comme cette médiocre équipe londonienne.

  2. Moi j’irai dans le sens ou comme Guardiola l’a lui même admis, le vainqueur a toujours raison. Le but du football c’Est marquer un but de plus que l’Adversaire.Personne n’a demandé à Messi de l’envoyer sur la barre. Chelsea a gagné il faut les féliciter.Tout comme avec le recul je félicite la Grèce 2004.Jouer sa philosophie sans se renier, se battre pour défendre son but d’arrache-pied.Pour moi c’est louable.Reconnaitre que le barça est supérieur dans le jeu? Ok .Mais ou sont les pays bas 74 la Hongrie de 54 ,L’argentine de 2006. Il faut être pragmatique.Tout le monde n’a pas les moyens de produire du beau et gagner avec.Les espagnols le font au cours d’un long processus de formation commune.Les autres doivent-ils rester en chien et les regarder gagner ou au contraire doivent-ils nous rappeler qu’au final le sport comme dans la vie le vainqueur est celui qui aura su maximiser ses forces et exploiter les carences de son adversaire? C’est ce qui fait la beauté de ce sport.Sinon la vie serait nulle pour les amateurs. Je ne critique pas le beau jeu au contraire,Simplement avec le recul je félicite Chelsea( Je suis un fan fini du Bayern) qui aura eu le mérite de subir quasiment toute la compétition.Quand à la chance, je pense que pour en avoir il faut aussi savoir la provoquer.

    1. Freddy, je crois que j’ai assez argumenté sur ce sujet. Que tu préfères le bon gros béton, il n’y a pas de problème, chacun ses goûts. Personnellement je ne place pas le pragmatisme de la même manière que toi. D’ailleurs, statistiquement, il faudra me prouver que jouer le béton est plus payant que le jeu offensif. Le but du football c’est marquer un but de plus que l’Adversaire? Ce n’est pas le cas du Barça? 3 coupes des champions en 6 ans, soit un titre tous les deux ans, et il ne serait donc pas pragmatique de jouer l’offensive? Sans compter les deux demi finale dans l’intervalle. Qui fait mieux actuellement pragmatiquement parlant?

  3. Lou t’es un bon tocard… juste supporter un peu trop fanatique du barça… tu ne tolère pas qu’on tacle tes petits protétgés… mais t’arrive à tolérer qui se roulent par terre comme des Valbuena…
    Juste une chose… tu trouves qu’on a besoin de les tacler violemment pour les voir plonger ? Franchement pas sûr… et puis de toute façon j’ai bien l’impression que t’as pas trop compris l’intérêt de l’article en question…
    Relis le plusieurs fois et peut être que t’arriveras à déceler le fait qu’il ne parle que de gestes justes et donc pas irréguliers, rugueux ou même violent… on parle pas d’un Di Meco ici mais plutôt d’un mec comme Nesta !
    Pauvre plouc… tu t’es ridiculisé en argumentant comme un enfant rageux… petit miséreux !

    1. Nicoloco ta réponse est pathétique. En dehors de l’insulte bas de gamme et l’affichage d’une ignorance crasse de ce sport tu ne dis rien. Je me fous royalement du Barça. Ce qui m’intéresse c’est son jeu. Mais quand je te parle de jeu j’ai l’impression d’essayer de faire comprendre à un babouin comment allumer la télé. Je t’en foutrai des « gestes justes » dans la partie inférieur de ton anatomie, moi, celle avec laquelle tu penses. On croit rêver.

      1. Lou c’est simple? La
        Possession de balle c’est le PRAGMATISME du foot: si j’ai le ballon longtemps je ne prends pas de but, si j’ai le ballon longtemps et je l’utilise quand il faut je marque des buts. Sun Tzu aurait été fier de voir le football total moi je dis :p

      2. Anonyme, je suis tout à fait d’accord sur la possession de balle, le Barça ne procède pas autrement.
        En revanche que vient faire cette notion imbécile de football total dans ton discours? Depuis 40 ans que je m’intéresse à la tactique personne n’a pu me démontrer ce que ça recouvrait (pitié, pas cette ânerie du tout le monde attaque tout le monde défend). Parce que si l’Ajax des 70 (que j’ai vu jouer contrairement à bon nombre de zozos qui parlent de football total) faisait un « football total » que dire alors du Benfica d’Eusebio de l’époque qui avait archi-dominé l’Ajax et qui jouait en 4/3/3 avec une défense en ligne? Un football super-total? Ce n’est pas sérieux.

  4. Lou, il serait, d’abord, préférable que tu te calmes. Je ne pense pas que l’énervement qui transparaît dans chacun de tes propos soit vraiment utile au débat.

    Par ailleurs, qui es-tu pour déterminer ce qu’est le « beau jeu »? Il me semble que cette notion est éminemment subjective, elle repose sur des facteurs de contexte, de cultures, de connaissance du football. En ce qui me concerne, je trouve le jeu pratiqué par le Barça très laid à voir, il s’agit de mon opinion, et je pense que tu dois la respecter -comme je respecte la tienne.

    De surcroît, il ne faut pas faire l’amalgame entre l’ennui et la beauté. Le fait que tu t’ennuies en voyant une équipe avec un schéma de jeu très défensif ne signifie pas qu’elle pratique un football qui n’est pas beau. Il y a des chefs-d’oeuvre qui provoquent l’ennui, mais qui sont tout de même très beaux (Proust par exemple, ou encore les films du réalisateur danois Dreyer pour ne citer que des exemples extrêmement connus…).

    Par conséquent, je pense que tu te ridicules tout au long de tes commentaires. En effet, tu parais incapable de respecter une opinion différente de la tienne, et de prendre du recul sur la situation. Il est évident que tu manques de culture et de culture footballistique. Ce n’est pas un problème, tu as le droit d’avoir des opinions même si elles s’appuient sur des arguments péremptoires. Je te conseille de lire régulièrement les articles de Faute tactique afin d’acquérir des connaissances qui te seront nécessaires.

    Bon courage, tu as beaucoup de travail!

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