De l’ « anti-football » ?

Une stratégie ultra-défensive est-elle forcément l’expression du Mal ?

 

D’autres critiques trouvent leurs racines dans des critères moraux, estimant que jouer un football défensif est indigne, lamentable et témoigne d’un club ou plus souvent d’un entraîneur sans valeur ni conscience. Ici, nous souhaitons intervenir. Entendre dire que voir une équipe défendre à dix est indigne, honteux, pitoyable et néfaste pour le football est une aberration. Il s’agit non seulement d’un manque de respect pour les joueurs, l’entraîneur et le club ayant pratiqué ce football, mais aussi une erreur de jugement. Un manque d’ouverture d’esprit ? Peut-être. Une confusion sur la morale dans le sport ? Sans doute. Un côté partisan qui prend le dessus sur leur objectivité ? Certainement. Car voir en 2010 et 2012 cette Inter et ces Blues défendre à dix dans leur surface représente un véritable hommage au football. Oui, défendre est noble.

Le collectif poussé à l’extrême

Le schéma de l’analyse de ces matchs est souvent très simple : il y a les gentils qui jouent un bon et beau football d’un côté, et il y a les méchants qui refusent le jeu et « déjouent », par un football destructeur et vide, et donc lamentable et honteux. Nous vous suggérons une image différente de ces rencontres, en y voyant plutôt de fabuleux aristocrates doués comme personne (souvent espagnols) buter sur le courage, la solidarité et la ténacité d’ouvriers d’un soir qui n’ont d’autre recours que celui de se battre avec leurs mains, au corps-à-corps. En Champions League, c’est le combat entre les blaugrana raffinés et leurs humbles adversaires qui, face aux dédoublements de passes de l’élégant 4-3-3 de Pep, ne peuvent que proposer un 4-5-1 pauvre en jeu offensif et qui plus est de mauvaise réputation. Les riches contres les pauvres, en somme. En Italie, l’expression « jouer comme une équipe de province » (come una provinciale) désigne cette façon d’accepter de jouer modestement avec ses armes, à la façon des petites équipes qui viennent défendre à dix pour récupérer un point de leur déplacement chez les riches de Milan et Turin. Solidarité, esprit de groupe, courage, modestie. Mais aussi disparition des individualités, effacement des égos, humilité. Une belle défense est l’expression d’un collectif poussé à l’extrême, là où chaque joueur devient un soldat de plus, et rien d’autre. Dans ce contexte, le footballeur devient un homme avec un numéro dans le dos : peu importe s’il est le 10 ou le 2, il est par dessus tout un rempart courageux supplémentaire.

Effectivement, ces matchs épiques contiennent cet élément marquant qui n’est que très rarement analysé : la transformation des stars les plus « égoïstes » en coéquipiers solidaires. Lorsque Eto’o a passé soixante minutes à jouer arrière gauche au Camp Nou, lorsque Diego Milito s’est retrouvé à défendre face à son frère en position de latéral droit, lorsque Drogba s’est lui aussi transformé en latéral ou encore lorsque l’orgueilleux Sneijder s’est vu obliger de devenir le Makélélé d’un soir, certains ont parlé de dénaturation, de destruction de la créativité, d’aliénation. Mal utiliser ces beaux joueurs pour le Mal. Priver le public de leur talent hors-norme. Vraiment ? Voici un extrait du live de Barça-Inter de 2010 dans l’émission Tutto il Calcio minuto per minuto par Francesco Repice (à lire, notre article sur la nostalgie du foot italien à la radio) : « Match monumenal de Samuel Eto’o ! Ce n’est pas un latéral gauche, c’est bien un attaquant, c’est bien un avant-centre, mais ce soir il est en train de démontrer qu’il est surtout un homme d’équipe (un uomo squadra) ! » Ou quand une vedette devient un spartiate se sacrifiant pour son club. De l’humilité, de la sueur, de la discipline. Que demander de plus dans un sport collectif ?

Une histoire de subjectivité

L’expression « anti-football » est très souvent utilisée pour décrier ce genre de stratégie ultra-défensive qui consiste à défendre à dix dans ses trente derniers mètres afin de conserver un résultat (Inter) ou même parfois d’en faire un (Chelsea). Mais force est de constater que ce qui est anti-football pour les uns est souvent exploit héroïque pour les autres : il y a ici u clivage tout simplement impossible à dépasser. Et c’est tant mieux pour la grandeur du football.

Si vous êtes partisan de l’équipe qui attaque sans marquer, forcément vous criez au scandale, à l’injustice, à la triche, au manque de fair-play, au manque d’honneur des adversaires, afin de les pousser à se découvrir. Rien de plus normal, après tout. Cela fait penser à cette situation lorsque des enfants jouent à cache-cache : au bout d’un moment, ce n’est plus drôle pour celui qui cherche et combien de fois a-t-on entendu un enfant résigné crier « bon allez là c’est plus drôle, change de cachette ! ». La frustration rend aveugle, et c’est souvent tant mieux pour le coach de cette équipe, qui sera épargné des critiques même s’il se retrouve à court de solutions et d’idées.

Intéressons-nous au supporter de cette équipe qui défend. Celui qui retient son souffle à chaque vague d’attaque adverse. Celui qui ferme les yeux à chaque tir ennemi. Celui qui, quand il les rouvre, voit l’un de ses joueurs tomber au sol après un tacle, le ballon filant en sortie de touche ou en corner. Sauvé. Ce supporter se sent sauvé par ces joueurs, ces stars payées des millions qui acceptent de se mettre minables pour leur club. Ces vedettes qui acceptent de se voir priver de leur jouet – le ballon – pour un intérêt supérieur, la joie des supporters ou la victoire (nous en parlons dans le troisième article). Ce supporter a du spectacle et il est honoré par ces joueurs qui acceptent de mettre leur réputation de côté pour leur club. Peu importe si son entraîneur sera critiqué pour avoir été « frileux », lui a trouvé ses joueurs plus humains que jamais. Si la gloire universelle ira aux autres, sa reconnaissance éternelle s’offrira à ces valeureux soldats qui ont défendu coûte que coûte son territoire. Inspiration, beaux sentiments, émotions, tout y est : c’est beau de voir son équipe défendre à dix derrière.

Enfin, le supporter neutre – soutenant ces derniers temps très souvent celui qui a le ballon – se plaindra de ne pas avoir un match allant à cent à l’heure « comme il en voit tous les weekends en Premier League ». Selon ses affinités, il dénoncera l’équipe refusant d’attaquer, ou alors élèvera au rang de héros ces glorieux défenseurs d’un soir. Entre anti-football et football, tout est question d’appartenance. En huitième de finale de LDC 2011, la victoire d’Arsenal face au Barça avait été présentée comme une ode à la philosophie de jeu de Wenger, malgré 33% de possession de balle, et deux buts marqués sur un exploit individuel (Van Persie) et une contre-attaque…

De l’antijeu ? De l’anti-football ? De l’anti-spectacle ?

Il est reproché à ces équipes un manque d’audace, une prise de risque inexistante et un refus de la dimension spectaculaire du football. Mourinho s’était fait incendié pour avoir demandé à Eto’o de jouer en défense, comme s’il avait privé le grand public des gestes d’un artiste. Les rencontres épiques Barça-Inter en 2010 et Barça-Chelsea en 2012 n’auraient donc pas été spectaculaires ?

L’expression phare des critiques du jeu défensif est l’anti-football. Elle ne désigne pas seulement le fait de détruire le beau football avec une volonté motivée par de mauvais sentiments, mais aussi la particularité de jouer à un sport interdit. Comme si Troie avait joué salement face à l’armée menée par Ménélas. Comme si l’usage des lances ou des missiles avait toujours été plus noble que celui des boucliers ou des armures. Fabregas s’était livré après le match face à Chelsea: « C’est injuste, nous sommes les seuls à avoir proposé du football ». Une équipe qui joue bien sans le ballon ne jouerait donc pas au football ? Alors qu’un journaliste donnait à Claurio Ranieri les statistiques de possession de balle de son Inter à la suite du derby de janvier 2012 (remporté 1-0 avec 34% de possession), le romain avait répondu : « Mais qu’est-ce qu’il vous arrive ? Nous sommes tous devenus espagnols ici ? » Une erreur souvent répétée est d’associer une équipe qui joue sans le ballon à une équipe violente. Chelsea a empêché le Barça de marquer à Stamford Bridge en ne commettant que onze fautes en quatre-vingt dix minutes, qui dit mieux ? Parlons d’intelligence tactique et d’expérience, mais pourquoi donc de violence ?

La comparaison avec d’autres sports est instructive. En NBA (et c’est aussi vrai en NFL ou NHL), le chant le plus caractéristique reste bien l’indémodable « Defense ! Defense ! ». Posons-nous la question : si les Suns de Mike D’Antoni aux 110 points par match ont vendu du rêve à tous les ballers de la planète, aurait-il été ne serait-ce qu’imaginable d’entendre des critiques sur le jeu défensif des Celtics du titre de Doc Rivers ? Des écrans brutaux, des appuis de malade, des cris « Help ! Help ! » à la moindre intrusion, des vrais bras de fer dans la raquette. Une belle défense sera toujours louée pour ses efforts, sa discipline et son organisation, pourquoi serait-ce différent en football ? A quand un titre de « meilleur défenseur de l’année » ?

Tout simplement, l’expression « anti-football » est utilisée quand la meilleure équipe n’a pas gagné. Oui, le football est tel que ce n’est pas toujours le meilleur qui gagne à la fin. Mais c’est justement cette incertitude éternelle qui fait de ce jeu le plus beau au monde. Un sport où la meilleure équipe au monde est incapable de conserver son sacre depuis plus de vingt ans, c’est unique. L’usage de l’expression « anti-football » est ainsi plus le témoin d’une frustration face au hasard que peut livrer un match de football qu’une accusation sérieuse.Quand Maximus Decimus anéantit une série de chars dans le Colisée en « défendant », se fait-il critiquer parce qu’il a choisi de défendre ? Pourtant, lui aussi refuse le jeu… Inclinons-nous devant l’exploit que vient de réaliser Chelsea, devenant la première équipe londonienne à remporter la Champions League, en éliminant le grand Barça et le Bayern en terres ennemies. Avec un coach de arrivant quelques petits mois plus tôt et une équipe vieillissante. Contre vents et marrées. Évidemment, nous avons aussi entendu parler de chance. Mais sur environ 190 minutes de jeu, si le Barça n’a pas réussi à prendre l’avantage, peut-on honnêtement préférer mettre en évidence les poteaux des blaugrana plutôt que l’organisation des Blues ?

Point culminant de cet anti-football, l’Inter diabolique de Helenio « Il Mago » Herrera aura régné sur le football européen dans les années 1960, reprenant les schémas introduits en Italie dans les années 1940 par le grand Nereo Rocco de la Triestina et regroupés sous le nom de Catenaccio (à lire, notre portrait de Rocco). Vitesse, impact, puissance et réalisme. Comme le Barça de Guardiola, l’équipe du Mago a marqué l’Histoire, participant  tout autant à la richesse de notre sport. Et c’est là que l’éternel débat sur la manière et le résultat entre en jeu…

Markus

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18 réflexions sur “ De l’ « anti-football » ? ”

  1. Une défense « Héroïque » n’existe que si l’opposant joue vraiment…
    J’aurai aimé que le barca ne fasse qu’une passe à 10 entre le gardien et les défenseurs pour voir si la méthode de « à 11 dans la surface » est intéressante…

    1. Très bons articles !

      Peut-être faut-il avoir joué soi-même (à onze et à niveau sérieux) pour comprendre cela, non?

      Il y a des choses que les simples spectateurs (et joueurs de PES) ne peuvent tout simplement pas savoir.
      Ils pensent que défendre à 10 est reposant (« attends, ils ne jouent que sur un tiers du terrain »), alors que c’est au contraire plus fatigant.
      Ils pensent que c’est une tactique facile à mettre en place (« suffit de rester groupés »), alors que cela réclame une entente parfaite entre les coéquipiers (si les seules équipes capables de le faire efficacement ont un vécu commun d’au moins 3 ou 4 ans, ce n’est pas un hasard).

  2. Jouer à 10 derrière quand on est un petit club je comprend et j’admire leur jeux collectif, par contre Chelsea et son équipe à 2 milliards (transferts+salaires en 9 ans) ou l’Inter et ses joueurs de grand talent DOIVENT montrer autre chose, la victoire de Chelsea n’est pas belle, et au vu de l’effectif elle n’est pas illogique en soi, on aurait eu Apoel nicosi en finale j’aurais compris mais là non! Fernando Torres à 50 millions, Drogba à 37, Essien à 30, etc… et en plus la défense du Bayern c’est de la rigolade, franchement Chelsea n’avait pas besoin de cette arme des petits pour battre le gros bayern.
    Et mon propos est le même pour la demi face au Barça (Valdes, Piqué, Puyol, Alves, Mascherano ce n’est pas une défense monstrueuse).

    1. Si tu achètes 11 milieux défensifs, même s’ils valent chacun 50M€, ça ne te donne aucune garantie de beau jeu. Quand chacun de ces joueurs rentre sur la pelouse, tu penses qu’il pense au prix qu’il a coûté à son club ?
      Chaque club et chaque pays a sa culture, celle de Chelsea est très clairement différente de celle du Barça. Si, en plus de cela, on rajoute le fait que Chelsea a lamentablement échoué quand ils ont essayé de créer du jeu en début d’année, c’était logique que l’effectif s’adapte à ses propres qualités.

    1. Mon avis est donc plein de poncifs, je n’aime pas ces équipes défendant à 11 derrière car ils desservent les défenseurs. Je m’explique. Un geste défensif comme un tacle, un sauvetage sur la ligne, ou un marquage impitoyable, est réellement au moins aussi magnifique que Messi ou Ronaldo partant en dribble.
      Maintenant ce sont des gestes individuels, marquant la force d’un joueur. Une défense comme Chelsea contre le Barça ne relève pas du génie tactique pour moi, mais du bétonnage. Le génie tactique c’est savoir les battre à leur propre jeu. Autant l’article sur Falcao fut une des plus belles choses que j’ai pu lire, autant là je suis pas d’accord avec le dossier ici présent. Que les « petits clubs de province » adoptent ce schéma, c’est David contre Goliath, c’est compréhensible, autant Chelsea….
      Evidemment, question de point de vue, c’est bien d’avoir la chance de pouvoir en parler.

      1. D’abord, merci pour l’article sur Falcao.
        Ensuite, oui je comprends ton point de vue. Je pense que tu as raison au début lorsque tu dis qu’une stratégie ultra-défensive ne met pas forcément en valeur les défenseurs. Mais je ne suis pas d’accord avec toi lorsque tu parles de « bétonnage ». Pour retourner ta démonstration, on peut dire la même chose d’une machine offensive comme le Barça. Finalement, tu mets Afellay, Pedro, Cuenca ou David Villa, cela ne change pas grand chose et l’attaquant en tant qu’individu n’est pas « servi ». Est-ce que, pour autant, on peut dire que le jeu du Barça est du bourrinage offensif ? Bien sûr que non. C’est un collectif fabuleux, tout comme celui de Chelsea l’a été en défense sur ces derniers matchs de LDC.
        Sur l’emploi de l’expression « génie tactique », tu marques un point. Je dirais plutôt que c’est une performance exceptionnelle de rigueur tactique, mais c’est vrai qu’il n’y a pas forcément de vraie invention tactique comme tu dois sûrement l’entendre. Le génie de Chelsea s’est plutôt trouvé dans le mental, et on en parlera dans un article de conclusion de ce Dossier.

        Je n’arrive pas à comprendre pourquoi on ne peut pas parler de David contre Goliath alors qu’en quarts on parlait de Chelsea comme de l’équipe la plus faible de cette LDC, non ?

  3. Je pense que le dossier garde encore un article en réserve qui pourrait répondre à certains.
    Le fait que Chelsea n’est pas battu le Barça ou le Bayern à leurs propres jeux s’expliquent tout simplement pour le cas Barça du moins, que tu ne peux pas inculquer en 2 mois ce qu’eux apprennent depuis qu’ils sont à la Masia. Y’a un moment, faut rester réaliste.

    Alors oui, la finale contre le Bayern fut terne et triste pour certains. N’empèche que j’comparerai facilement ça à un film de Scorcese. En gros on se fait chier tout le film, le truc se met en place pendant 1H20 puis la dernière demi-heure comporte tout ce qu’il faut de rebondissements et de faits de jeu pour nous faire kiffer cette finale et nous faire oublier cette « purge » annoncée.
    Oui Chelsea a joué bas, trop assumé parfois. D’un autre côté, le tort est partagé, car si le Bayern avait su concrétiser ses nombreuses occasions, on aurait pu voir un autre visage de la part des Blues.

    1. En fait, pour certains, les grands clubs (qui ont les grands joueurs) doivent quelque chose au spectateur.
      Pour d’autres, ils n’ont de comptes à rendre qu’à leurs supporters.

      Choisissez votre camp 🙂

    2. Très bien vu pour Scorcese, belle comparaison !
      On est tout à fait d’accord, il n’est pas très honnête d’en vouloir à Chelsea d’avoir mis toutes ses chances de son côté, surtout maintenant qu’ils ont gagné. Après, parler de « meilleure équipe de l’Histoire » pour le Barça et critiquer ensuite Chelsea pour avoir défendu à 11 contre cette machine, c’est une vaste blague.

  4. Nen mais faut que les gens comprennent que le foot a différentes facettes ! Qu’on nous parle des équipes de provinces etc … Je parie que les gens qui disent ça sont ceux qui ont vibré pour Quevilly cette année, et Quevilly, ils ont blindés derrière ? C’est limite leurs manqué de respect puisque ils ont choisi de jouer à la balle et ont pris le dessus de la sorte.

    SI certains choississent d’attendre la gonfle, soit, mais c’est à l’adversaire de leur montrer l’autre facette du foot, celle qui dit, nous on joue à la balle, on va vous coller une branlée, vous allez pas vouloir qu’on est la balle dans votre camp une seule seconde.

  5. article génial…et j’étais content de la victoire de Chelsea…Le foot n’est pas seulement force physique, capacité technique, courses forcenées mais aussi intelligence tactique, gestion du ballon, mouvements sans possession de la balle et chance. Gagner quand on est les plus fort c’est facile et heureusement que ce n’est pas toujours le cas.

    Petit détail historique : selon Gianni Brera le premier entraineur à avoir appliquer cette tactique à été Rapion, entraîneur autrichien de l’équipe national Suisse de l’après guerre en déplaçant un ailier à la place d’un arrière latéral et celui ci au milieu de la défense, derrière le stopper.

    Merci Markus et Ruggero pour votre superbe site.

  6. Le culte du beau football appartiendrait ‘il seulement à ces équipes qui proposent une possession de balle outrageante ? Le beau jeu n’est il qu’affaire de tiki taka ? Le club londonien était il si moche à voir jouer ?

    Dans une analogie guerrière, la ténacité d’une défense me fait penser à la résistance d’un peuple face à une puissance conquérante, surtout lorsque cette dernière est la grande favori.

    La force et l’endurance de Didier Drogba me rappellent Essential Killing, ce film dans lequel un taliban tente d’échapper aux hélicoptères et à la puissance de feu de l’armée américaine qui quadrille la région.

    L’attaquant des Blues a réussi à s’évader de son cauchemar éveillé.

    Si, comme le dit Mehdi Belhaj Kacem, le but reste l’excellence du geste au football, alors le dispositif défensif n’est il pas la condition d’intensification de cette finalité ?

    Plus la défense sera rigoureuse et forte plus le but marquera l’accomplissement de cette finalité…

    Autrement dit à marquer sans défense, on gagne sans gloire.

    C’est sans doute ce que reproche certains à Messi lorsque ce dernier se ballade aisément avant de marquer son troisième but de la soirée…

    l’article au complet –> http://11to11.net/le-blues-de-la-defense/

    Rien à dire fautetactique et 11to11 are the best

    1. « Si, comme le dit Mehdi Belhaj Kacem, le but reste l’excellence du geste au football, alors le dispositif défensif n’est il pas la condition d’intensification de cette finalité ? »
      Joli.

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