FT y était : L’Enfer est Rouge et Blanc

FT s’est plongé au cœur de l’univers des Ultras du Frente Atlético à l’occasion d’une rencontre européenne à haut risque, afin de tenter de décrypter un monde si intime et intimidant. Une soirée remplie d’ivresse et de folies, l’occasion de constater que le football européen des années 1980 n’a pas dit son dernier mot.

Atlético Madrid – Lazio de Rome, Match retour 1/16e Europa League, Madrid, 23/02/12

(à lire aussi, l’article Atlético Madrid, Un Señor Club)

Précisions

Attention, il ne s’agit absolument pas ici de faire une ode à la violence ou aux autres excès de l’univers ultra, mais bien de revisiter d’une façon nostalgique un monde et une époque qui ont marqué le football et certains d’entre nous. D’autre part, nous précisons que FT n’a participé à aucun acte ou geste à caractère politique lors de ce reportage. D’ailleurs, nous n’en avons pas vu.

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La Gazzetta et Marca s’étaient longuement étendus sur la place de ces deux équipes dans le cœur du Cholo Diego Simeone, faisant passer la rencontre pour un combo entre un match amical et un jubilé. Mais le point commun Cholo n’était qu’une feinte. Certes, le porteño symbolise l’âme de ces deux équipes : le sang, la sueur, le muscle, la force et l’honneur. Mais il suffit alors d’une petite dose de lucidité dans l’analyse de ces termes pour comprendre que dans une telle opposition, il ne peut en rester qu’un seul. Atlético-Lazio était en effet classé match à haut risque. Et à raison (vidéo). Quand un match oppose deux aficiones ennemies, c’est déjà dangereux. Quand elles sont quatre, c’est donc doublement dangereux. Quatre, car l’alliance des Irriducibili et des Ultras Sur du Real Madrid, et la seconde alliance du Frente Atlético et de la Curva Sud de la Roma. En résumé, un foursome tout en violence. Déjà lors du match aller à l’Olimpico, les écharpes madridistes et romanistes avaient fait leur apparition. Jeudi soir, les Ultras Sur étaient même de la partie, venus à 300 pour régler le compte de colchoneros jouissant habituellement d’une supériorité numérique. Le spectacle était au rendez-vous avant et pendant la rencontre.

Surtout avant, d’ailleurs.

L’avant-match

Métro Pirámides. Sortie Estadio Vicente Calderon. Il est 18h, les stands de pipas et d’écharpes sont déjà prêts. Inutile de compter les vans de la Policia Nacional, ils sont bien trop nombreux. Après cinq minutes de marche au-dessus du fleuve Manzanares, l’enceinte apparait. A trois heures du coup d’envoi, il règne une atmosphère pesante, imposée par une attente fascinante. Les policiers veulent rentrer chez eux, les gamins ont hâte de voir Falcao fouler la pelouse et les ultras du Frente attendent de voir débarquer les Irriducibili et les Ultras Sur. La foule arrive aux abords du stade au même rythme que la nuit tombe sur Madrid. Nous ne perdons pas de temps et rejoignons une ruelle voisine. Là, depuis plus d’une heure, une centaine d’ultras se désaltère. Si le match a bien lieu à 21h05, le leur commence à 17h. Et il ne s’agit certainement pas de Athletic Bilbao-Lokomotiv Moscou. Leur vestiaire, c’est le bar de cette rue, que l’on ne nommera pas, pour des raisons évidentes.

Ici, être du Frente est obligatoire. L’atmosphère est un brin hostile au premier contact, l’ultra colchonero est costaud, parfois terrifiant. Il y a moins de cheveux sur les têtes de tous ces hommes que sur les joues de Courtois. Des types pas commodes. A la place de tenter vainement de décrire une ambiance qui se vit, ou plutôt se subit, on dira simplement qu’on se rapproche plus du camp de paramilitaires serbe que du Sports Bar. En Italie, la doudoune et le blouson en cuir viril font la loi. Ici, pas de règles apparentes. Des joggings, des survets, des gros manteaux, des jeans. Un seul point commun à tout l’attirail : c’est léger, souple et résistant. On comprend vite qu’il s’agit de tenues de combat. Ils en sont déjà à leur troisième tubo de cerveza quand on arrive, et leur cinquième clope. Rongés par l’attente, ils en viennent même à discuter du prêt de Raul Garcia.

On se met au bar. « Les gars, vous vous portez volontaires pour les fumis ? » demande un jeune curieux. Un texto a été envoyé à toute la troupe par le responsable pyrotechnique du groupe : « Attention, les fumis s’allument sous le tifo, je vous rappelle qu’il y a plus de caméras dans le Frente que dans Gran Hermano ». Ca cause réglementation. Pour avoir allumé un fumigène, l’amende est de 6 001 €. Un vieux sage nous explique que « Heureusement, le Frente a les meilleurs avocats au monde. Le mois dernier encore, l’un des nôtres devait payer 83 000 € d’amendes. Nos avocats ont obtenu une rabaisse, le mec s’en est sorti pour 1 500 € ». Benjamin Brafman serait-il fan de l’Atlético à ses heures perdues ?

Le football n’est pas vraiment le premier sujet de conversation. Pas de discussion sur les appels de Falcao ou la technique d’Arda Turan. D’ailleurs, quand l’Europa League 2010 est évoquée, le souvenir qui met un sourire sur le visage de tous ces gros durs est bien la demi-finale aller à Anfield, mais pas pour la reprise du grand Diego Cacha Forlan. Tous préfèrent se rappeler du Never Walk Alone que le Frente Atlético avait réussi à étouffer par sa ferveur. « Une performance unique », d’après le barman d’un pub voisin à Anfield Road. « Je n’ai jamais été aussi fier d’être de l’Atléti que ce jour-là. Ca n’était jamais arrivé, et nous on l’a fait. En Europe, on ne craint personne », nous confie un fidèle. Ils parlent ensuite des forces de l’ordre : « Les flics espagnols, ce sont les pires. Dès qu’ils peuvent, ils te mettent un coup. Par exemple, en Italie les carabinieri te regardent te battre sans bouger, et les flics portugais sont tellement protégés que tu peux leur exploser des bouteilles de verre sur la tête, ils vont te faire un sourire ». En 2012, Robocop aurait été portugais.

Le Frente, plus qu’un groupe, est un clan. D’où une hiérarchie importante. Certains de ces ultras sont de véritables légendes et tout le monde se décale quand ils veulent passer. On nous montre alors l’un de ces mythes: « Ce mec, il avait quatre types sur le dos à Istanbul en 2010. Il les a tous retournés, les quatre au sol, comme Maximus dans Gladiator. C’est l’un des plus grands hooligans d’Espagne ». Il y a la directiva, il y a les anciens, et il y a les chavales – les gamins, de 16 à 25 ans. Ceux qui ont encore tout à prouver. Au-delà de leur jeunesse, ils sont facilement repérables: leur regard les trahit. De la fougue, du feu, comme deux fumigènes étincelants. Ils regardent sans cesse leur montre, gardent leurs jambes toujours en mouvement, et à la moindre alerte, ils partent en courant vers leur destin. L’un d’eux explique le concept : « L’important, ce n’est pas d’éclater les ultras adverses. Nous ne sommes pas des boxeurs. Non non, l’essentiel, c’est d’être présent, ne jamais reculer, ne jamais fuir. C’est une question d’honneur. Regarde les Biris Norte de Séville, eux tout le monde les appelle les « lapins », parce qu’ils partent en courant au premier danger venu. Nous, on sourit le visage ensanglanté, on reste toujours fier ».

Une previa* pas comme les autres (*before)

Il est 18h50 quand la première alerte arrive. « Ya estan joder, vamos ! » (trad. allez là putain, on y va !), crie un barbu qui n’a déjà plus de clopes. En un instant, le bar se vide. Ceux qui payaient ont laissé leur monnaie sur le comptoir, ceux qui buvaient ont laissé leur verre, mais ceux qui fumaient ont pris leur clope avec eux, faut pas déconner non plus. Deux minutes plus tard, tout le monde revient : fausse alerte. Les jeunes sont restés là bas : « Los chavales se fueron a bailar », autrement dit les jeunes sont partis danser, se prendre et donner des coups. Un éclaireur revient en courant : « Ils sont une trentaine au Nord, sur la colline, et dix au Sud derrière le pont. Qu’est-ce qu’on attend, putain ?! ». Une longue discussion a lieu entre deux cadres. On attaque, on n’attaque pas, on attaque un peu, ça se joue à pas grand-chose. John King le raconte très justement dans l’interview qu’il donne à Sofoot dans le numéro hors-série « Supporters » : « Forcément, il arrivait qu’on se batte. Je ne vais pas dire que ça n’arrivait jamais. On se bourrait la gueule et on se battait au coin de la rue avec les supporters adverses. Mais la plupart du temps, il ne se passait rien. Reste que la peur d’être attaqué contribue à la montée d’adrénaline ».

La bière coule à flot, certains partent en courant et puis reviennent en marchant. Il y a un faux rythme. A 19h05, un groupe revient, plusieurs ont les lèvres en sang. Mauvaise nouvelle, « ils ont arrêté Paco ». Au milieu du désordre, ça discute comme si de rien n’était. Un membre du groupe arrive en retard, le barman lui demande : « alors, comment va le bébé ? ». A ce moment-là, un ultra du club de Levante se pointe. Une alliance historique unit les deux groupes, et plusieurs valenciens viennent au Calderon toutes les deux semaines. « Du coup, ils jouent la Coupe d’Europe à leur manière ? », demande-t-on. « Ils ne la jouent pas, ils la vivent ». Attention, ne pas confondre.

A 19h10, une attaque est lancée. Malgré la police, le bar se vide à nouveau et se retrouve sur la place devant le stade. La scène est hallucinante pour les nombreux spectateurs se retrouvant à longer les murs du stade pour ne pas se retrouver impliqués. Les Irriducibili remontent depuis le Sud, et pour les accueillir, le Frente renverse les bennes à ordures situées sur leur chemin. Tout est désorganisé, les décisions sont prises sur des coups de tête, on ne voit pas la violence que l’on attendait. La police, bien organisée, empêche tout affrontement sur la place centrale. Le duel se limitera donc lieu dans les petites ruelles du quartier, « en coulisses », dans le secret du reste du monde du football. Ce n’est pas plus mal.

En revenant, on pense pouvoir croquer dans un bocadillo de jamón quand un vétéran s’exclame : « Hé, vous ! On ne mange pas ici, on boit et on fume. Nada mas. » Il va falloir tenir. Un bruit éclate au loin à 19h25. Tout le monde se rue dehors. Là, on se retrouve nez à nez avec la policia nacional, qui nous charge avec détermination. Le groupe entier se retourne et se précipite à l’intérieur du bar, dont les deux doubles portes ont été très bien pensées. Et là, surprising happens, la police ferme les deux grilles extérieures du bar. Enfermés, séquestrés, le bal est fini. Le barman, qui a du mal à cacher son bonheur, ne peut évidemment rien faire. Tout le monde doit patienter, et boire encore plus. « Et on va faire comment, pour fumer, maintenant ? » crie un ultra. Tout le monde se marre. Comme une division commando bloquée dans une grotte mais protégée de tout contact avec le combat, le Frente attend et s’occupe. On se retrouve vite dans les toilettes à parler tifo entre deux rails de coke. La nuit devient folle. On en perd le contrôle.

Les grilles se lèvent finalement à 20h30. Les Laziali sont entrés dans le stade, le botellón est terminé, le Frente entre dans l’arène.

Le match du Frente

Une fois dans le stade, on monte quelques marches et on y est : El Frente. Les écharpes de l’anniversaire des trente ans du groupe sont vendues à dix euros. A 21h, écharpe au cou, on descend dans la tribune jusqu’à se retrouver à deux mètres du mégaphone, au cœur de l’action. Le torse bombé, le Frente se présente aux Irriducibili à travers le chant « Atlé-ti-co Fans ! Hoo-li-gans ! ». Tout va très vite, notre lucidité a laissé place à de l’excitation et les classiques « Lazio ! Lazio ! Va-fanculo ! » s’enchaînent comme des clopes.

21h04, le match est sur le point de commencer et tout le monde se couvre la bouche pour se protéger de la fumée. Le tifo se déroule lentement, il y a du stress chez les cadres, qui ont passé des semaines à préparer le chef-d’œuvre. Une banderole « Iluminaremos Europa de Nuevo » est affichée. Les fumigènes s’allument enfin. Etre Ultra, c’est pour certains refuser d’être spectateur. Le désir de participer, d’avoir un rôle à jouer, quel qu’il soit. D’où l’idée de propriété du club chez certains groupes ultras.

Dans les coulisses, sous le tifo, le spectacle est extraordinaire. Entre folie et ivresse, plongé au cœur de l’enfer, la lumière est hallucinante et l’atmosphère inimitable. Echarpe enroulée autour de la mâchoire et casquette vissée sur la tête, l’Ultra a des airs de démon nageant dans la fumée. Plusieurs chaises prennent feu (non, ce n’est pas prévu).  Les chants se lancent en série. Après quatre minutes inoubliables, le tifo est retiré et le match peut vraiment commencer.

Au Bernabéu, lors de la 7ème minute de chaque rencontre, les Ultras Sur chantent en l’honneur de Juanito, glorieux numéro 7 merengue tué par un camion à seulement 37 ans : « Illa Illa Illa, Juanito Maravilla ». Au Calderon non plus on n’a pas oublié celui qui avait été formé deux années à l’Atlético avant de déclarer « si je n’avais pas été footballeur, j’aurais été un Ultra Sur ».  Cette même 7ème minute est donc l’occasion de lui rendre un hommage, dans un tout autre registre (âmes sensibles s’abstenir) : « Illa Illa Illa, Juanito hecho papilla. Indémnizacion para el del camion, como iria Juanito para no ver el camion ! Juanito, como mola tu tumba en Fuengirola. ». Effectivement, c’est très moche et il est préférable de ne pas traduire. Viennent ensuite des provocations à l’encontre des Ultras Sur présents dans la première tribune du Fondo Nord d’en face : « Los Ultras Sur son come pollas » (trad. Les Ultras Sur sont des bouffeurs de b**e) ou encore « Sois cuatro gatos » (trad. Vous êtes quatre chats). C’est déjà la quinzième minute lorsque l’on se rend compte que Falcao n’est pas sur la pelouse.

A la 30e minute, le Frente rend un vibrant hommage au défunt Gabriele Sandri, illustre ultra laziale tué par un carabiniero sur une aire d’autoroute italienne en 2007 : tout le Frente se met à genoux dans le silence le plus complet et la banderole : « Enemigos con un objetivo comun. Giustizia per Gabriele. » est déployée le long du Fondo Sur. De leur côté, les Laziali apprécient le geste et applaudissent en conséquence. Un moment inattendu et bienvenu. Comme prévu, cela n’empêche pas que des drapeaux et écharpes de la Roma soient portés en nombre dans le Frente.

L’uruguayen Godin marque à la 52e sur corner, l’Atlético est définitivement qualifié. Le Frente en profite pour remercier avec énergie le grand Cholo Simeone. « Olé olé olé Cholo Simeone ! » chante tout le stade. Le Cholo est plus que l’entraîneur qui a redonné de la vie à cette équipe, c’est une légende, un monument, un guerrier devenu inspiration pour tous ces jeunes. Aux alentours de l’heure de jeu, le speaker se met à gueuler : « Oh ! On a oublié qu’on joue en Europe ou quoi ?!! » avant de voir son Frente le suivre instinctivement : « Puto Pla-ti-ni ! Puto Platini ! ». L’affaire Santos Mirasierra a laissé des traces, et le pauvre Michel n’a pas fini d’en entendre parler…

92e. 1-0 score final. L’Atlético se qualifie pour les 1/8e où il affrontera les Turcs de Besiktas. Falcao aura finalement joué vint minutes, les petits rojiblancos sont heureux. Tandis que les joueurs quittent la pelouse du Calderon, le Frente lance un chant qui résume à lui seul la belle philosophie de l’Atlético Madrid, mêlant soutien inconditionnel, patience et rêve : « Volveremos a ser campeones otra vez, volveremos a ser campeones como en el 96 » (trad. Nous serons à nouveau champions, nous serons à nouveau champions comme en 96).

Les Ultras, c’est fini ?

En quittant le stade, on ne peut s’empêcher de penser qu’il existe une hypocrisie largement développée en Europe au sujet des Ultras. D’une part, les ambiances de match de tennis du Camp Nou, du Stade de France ou encore du nouveau Parc sont vivement critiquées (« des clubs sans âme », « des équipes sans supporters », etc.). De l’autre,  limites très restrictives sont imposées aux groupes Ultras, ce qui rend leur job (animer, colorer et faire chanter les stades) bien compliqué, voire impossible. Le juste milieu est très difficile à trouver, et la tolérance zéro est une option toujours plus plaisante pour beaucoup. D’un côté il y a l’Angleterre, où l’on a abandonné toute idée d’animation. De l’autre il y a les Balkans, la Grèce et la Turquie, où l’on a laissé de côté toute idée de sécurité. L’Espagne et l’Italie se battent pour trouver un juste milieu, entre tribunes old school, un certain manque de sécurité et de beaux tifos sans moyens. Et puis il paraît que l’Allemagne a trouvé un équilibre, mais bon… Conclusion, nos enfants ne connaîtront pas les stades que avons connus, et les ambiances made in USA risquent de conquérir le football européen, bien tristement. En tant que père, on peut s’en réjouir. En tant qu’homme…

« La sécurité, vous n’avez que ce mot à la bouche.

Est-ce qu’un homme peut se sentir un homme en se sentant protégé de tout ? »

Hervé Bazin

Giuliano


PS :

Une fois dans le métro, on surprend la conversation de deux jeunes colchoneros à propos de Besiktas :

– Ouais le football turc est vraiment tout pourri. Par contre, Simao n’a pas intérêt à nous faire le coup de l’ancien…
Tu m’étonnes, mais Besiktas ils ont surtout un jeune là, je l’ai vu dribbler des défenses entières sur Youtube…euh comment il s’appelle déjà…ah oui voilà, Ben Arfa ! 
– Ah oui c’est vrai, il peut être dangereux lui…

Plutôt Hatem Quaresma ou Ricardo Ben Arfa ?

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3 réflexions sur “ FT y était : L’Enfer est Rouge et Blanc ”

  1. superbe article, j’ai tout aimé et la fin de l’article résume bien l’esprit des vieux supporters comme moi…alè , jusqu’à il y aura le dernier ultras capable de faire des milliers de km pour voir un match de Europa League (j’ai été surpris de la photo du reportage ou on vois le nombre de tifosis de la Lazio dans le virage des irriducibili au Caldéron) il y aura encore de l’espoir. Pas de Old Trafford, Parc des Princes, buventus stadium, en Italie ou en Espagne ! Sempre Inter !

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