The Pulga’s Speech

Dire que le footballeur Messi est génial est un euphémisme. Incroyable techniquement, physiquement et mentalement, Leo sait tout faire et peut jouer partout sur la cancha. Ses dribbles sont tellement violents et imprévisibles que ses adversaires situeront son centre de gravité à peu près au niveau de ses talons. Les limites de son inventivité sont repoussées chaque semaine et en cette année 2011, il va remporter son troisième ballon d’or consécutif. C’est énorme, fantastique, etc. Alors que l’on pose comme vérité générale que Messi est l’actuel meilleur joueur du monde, nombreux sont ceux qui le voient devenir le meilleur joueur de l’Histoire de notre sport.

Mais il manque quelque chose à Messi. Le point de départ du problème, c’est que le football, ça n’est pas du hand ou du volley. Qu’est-ce qu’on attend du meilleur joueur au monde de volley, ou de hand ? Qu’il soit le meilleur sur le terrain, et basta. Mais le meilleur joueur de football de la planète, ça doit être un héros. Un mec à moitié divin. Dieu parmi les hommes, en gros. Le joueur que tout le monde envie, respecte, admire, adore, vénère. Ses actions font rêver tous les gosses de la planète et il pourrait même être vu comme un symbole d’espoir et de paix. Ce mec là, c’est Pelé, Maradona, Ronaldo. Un homme qui marque toute une génération par son style, ses déclarations, voire sa coupe de cheveux. Après tout, et heureusement vu l’étendue de la personnalité de Blatter, c’est lui l’ambassadeur du football mondial. Un héros dont le mode « demi-dieu » est systématiquement activé et qui dépasse le cadre du football, un personnage qui va au-delà du terrain et de la baballe. Un gars comme Zidane, il a marqué même nos chères mamans. Jusque là, Messi reste un jeune introverti qui joue au ballon, comme personne certes, mais avec pas grand chose d’autre à nous offrir. Oui, Messi a les pieds de Maradona, mais il a encore moins de charisme qu’Iniesta… Une voix d’adolescent, un regard souvent frustré, un gars qui marche en regardant ses pieds. Qu’il se tienne droit, le meilleur joueur au monde !

Alors que Maradona se montrait divin et faisait même croire en Dieu, Messi se montre humain comme les autres et ne fait croire en rien, à part en la science.

Dans son livre El chico que siempre llegaba tarde y que hoy es primero, le journaliste argentin Leonardo Faccio nous raconte les détails de la vie quotidienne de l’Argentine du mondial 2010. Le témoignage de Véron est sans équivoque : « Quand il est fâché, il ne te regarde pas dans les yeux« . « Leo est un garçon qui s’asseoit toujours dans le coin. Il ne fait rien de particulier, il n’utilise pas de bandage, même pas de chevillère. Un quart de finale de Mondial, il le joue de la même façon que s’il jouait avec les potes de son quartier« . En fait, Messi est présenté comme un surdoué que la pression n’atteint pas. Un joueur qui passait son temps sur son PC devant des séries, capable de dormir dix heures avant un gros match. Fernando Signorini, préparateur physique de Maradona et de l’Albiceleste version 2010, raconte que Leo est un phénomène surnaturel. « Sa fréquence de touches de balles est supérieure à tout ce que j’aurais pu imaginer, et pourtant j’en ai vu beaucoup« . Un homme que personne n’arrive à expliquer, aussi bien mentalement que physiquement. Mais Faccio raconte que cette tranquilité a été bouleversée le jour où Diego a filé le brassard à son numéro 10. Véron explique que Messi, pris de panique à l’idée de devoir faire un discours d’avant-match, lui demandait sans cesse « Qu’est ce que je dois dire ? ». Trois ans auparavant, Maradona avait déjà parlé du « manque de présence » de son héritier. « Il a tout le reste, mais s’il pouvait avoir un peu de présence, il pourrait mener notre nation lors du mondial 2010″. Comme s’il avait voulu le tester, ou alors provoquer le destin, Diego avait dû se dire qu’en lui filant le brassard, Messi vivrait la même transformation que lui-même avait vécu entre 82 et 86. Et alors ce discours ? « Il a dit quelque chose, mais il s’est arrêté tout de suite, parce qu’il ne savait pas comment continuer« . En calculant ses mots, Véron continue : « Puis il a dit qu’il était très nerveux. Et on est sorti sur le terrain. » The Pulga’s Speech ?

Inexplicable, tout comme sa dernière blessure importante. Messi se fait assassiner au Calderon, ne dit rien, ne se plaint pas, refuse toute déclaration à l’encontre de l’assassin (Ujfalusi, cible facile pourtant) et réapparaît le dimanche suivant pour en planter deux. Le mec a cracké le jeu, et à ce rythme là, Messi va finir par le tuer. Cela pourrait en dégoûter plus d’un. Lionel gagne tout en donnant l’impression de ne pas s’entraîner et ne pas souhaiter vraiment ce qui lui arrive. C’est comme si tu vois un gars médiocre sortir avec la femme de tes rêves, logiquement tu n’as plus envie. Si Messi montre à la planète entière qu’un gars comme lui peut remporter huit ballons d’or tranquille sans effort ni envie, plus grand monde ne risque d’avoir envie de tester le truc. Il détruit la méritocratie, quand un Cristiano besogneux montre que le travail peut te faire planter 41 buts en une saison. L’homme contre la machine, sauf que les rôles ne sont pas ceux qui sont distribués d’habitude.

Leo n’a jamais parlé de son ambition, voit chaque ballon d’or comme un cadeau du ciel, remercie tout le monde poliment et ne donne aucune importance aux records qu’il abat. Même si depuis 2009, on le voit plus souvent chercher à afficher son nom au tableau d’affichage (refusant parfois l’extra-passe), Messi n’a jamais révélé ce qui le fait tant courir. Un mec qui joue au football pour l’amour du jeu et rien d’autre (pas de records, pas de fame, pas de wags), certains diraient que c’est le sauveur du football moderne. Pas de Balotelli, pas de Cristiano, un joueur qui n’a rien à prouver à personne et qui aime seulement jouer au foot, comme dans la cour de récré. Justement, le fait que Messi soit présenté comme le footballeur modèle est en train de faire plus de mal qu’on ne le pense au football, sport divin, en le réduisant à taper dans un ballon, ni plus, ni moins. Lionel ne s’exprime jamais (à part pour dire que le sélectionneur argentin en poste est l’homme de la situation) et n’a pas d’aura ni de charisme.  Bon, finalement, il s’en fiche certainement de ce que tout le monde raconte et tant mieux pour lui, mais il est bien présenté comme le modèle du football moderne. C’est bien beau pour Téléfoot ou L’Equipe, mais après il ne faut pas s’étonner d’entendre des critiques sur la connerie des footballeurs. Alors que Maradona vengeait son pays à lui tout seul après la terrible guerre des Malouines, où est passée la grandeur ?

Au sein d’une équipe dans laquelle il ne peut pas compter sur le leadership de Xavi ou Puyol, Messi n’arrive pas à mener les siens vers la victoire. Messi n’a mis que 19 buts en 66 matchs avec l’Argentine, et aucun lors de la dernière Copa América. Une performance mise en relief par l’intervention de Burdisso après le nul contre la Colombie cet été : « Oh gamin, t’as pas le droit de gâcher le dernier ballon comme ça, hijo de puta ». A l’époque, c’était Jorge, le père de Messi, qui était sorti dans la presse pour protéger son « gamin » de 24 ans… A titre de comparaison, pour l’Argentine en 1986, Maradona faisait à la fois Xavi, Iniesta et Villa. Et en 1982, quand Diego se retrouve incapable de sauver son pays, il sort du mondial en prenant un rouge pour un attentat sur Batista. Diego donnait tout, pour le meilleur et pour le pire, et sa présence se faisait toujours sentir. Messi reste transparent et sort par la petite porte, souvent blessé – mais sans réaction – par le traitement que lui inflige la presse argentine.

Lionel finira peut-être par gagner huit ballons d’or mais il ne deviendra jamais le plus grand joueur de cette longue histoire et n’atteindra jamais ce qu’avait atteint Maradona, et d’ailleurs ça n’a pas l’air de le préoccuper plus que ça. Plus les échecs de l’Albiceleste se répètent, plus Messi se transforme en un Schumacher du football. Un mec qui a toujours gagné, mais qui a toujours eu la meilleure écurie. Un mec jamais méchant, mais jamais sympa. Une sorte de machine à gagner sans charme. Sauf que Schumi adorait ça, alors que Messi donne l’impression de faire ça par défaut. Tous les plus grands sportifs, tous les number one de leur sport ont représenté quelque chose, ont été des emblèmes, des modèles, ont marqué leur époque et leur monde. Ali et son « I am the greatest ever ! », Senna et sa spiritualité, Usain Bolt qui joue à Legolas, Karl Lewis qui fait la course avec un pur-sang, Jordan qui fait le malin dans Space Jam, Maradona et la mano de dios… On espère toujours que Messi apportera quelque chose à la grandeur du sport… Bien entendu, ses highlights sont déjà un joli cadeau, mais c’est loin d’être suffisant pour entrer dans la cour des plus grands. Et ce n’est pas le Time et son « top 100 des personnalités les plus influentes » qui nous fera croire le contraire.

C’est intéressant de regarder la liste des autres prétendants au titre de meilleur joueur de la planète aujourd’hui. A côté de Messi, on retrouve Cristiano, Balotelli, Luis Suarez, Rooney, Ibrahimovic. Que des hommes au fort caractère, des Cantona en puissance, et quand on se souvient du bien que Cantona a fait au football…

Fais nous rêver, Leo.

Markus

20 réflexions sur “ The Pulga’s Speech ”

  1. L’article condamne le footballeur Messi à être indifférent par rapport à son statut de super Crack. Mais ce que vous oubliez c’est que c’est son droit le plus absolu a être lui même plutôt que de porter ce lourd fardeau. Il se connait mieux que quiconque; Partant de ça il est apte a juger si oui ou non il a les épaules assez solide. Ce dont il est critiqué ici est pour moi ce pourquoi il me plait tant: sa modestie et son intégrité à ses principes qui l’ont fait aujourd’hui. Que serait-il devenu s’il avait une bien trop grande gueule ?
    – Un Zlatan (viré à coup de pompe ) ?
    Il est issu d’une école (massia), réputée pour l’humilité et la discrétion. il a toujours joué ainsi alors pourquoi changer maintenant?
    Si les journalistes veulent de l’advertising, du spéctacle regardez le. Sinon, y’a C. Ronaldo, Balotelli, Mourinho pour autre chose. On parle de foot après tout. un sport, qui se joue avec des pieds et non avec un speech …
    Ceux à qui le foot fait rêver on assez de condiment pour ça même avec la facilité ( d’ailleurs ce qui fait de lui un génie -personne qui n’a pas besoin de forcer pour obtenir ce qu’elle veux-
    Léo n’arrête pas de nous faire rêver en toute simplicité.
    MLM

  2. Hum donc parce qu’il n’as pas l’ego d’un Balotelli, Ibrahimovic ou autre Messi n’entrera pas dans la légende du foot ? Ridicule .

    Il est discret , humble & c’est pour cela qu’il est apprécier unanimement par tout les amateurs de football à l’inverse d’un Cristiano Ronadlo par exemple . TU reproche à Messi de ne pas avoir du charisme , excuse moi mais c’est pas parc qu’il gueulera sur ses équipier que ‘l Argentine sera plus productive ..

    Il joue parce qu’il aime le jeu , uniquement pour ça & vous vous indigner d’un sois disant mépris de l’avis d’autrui …

    Ses performances avec l’Albiceleste sont correctes voir bonnes , faudrait peut être penser qu’en sélection nationale il joue Milieu de terrain … c’est lui qui vient chercher les ballons & organise le jeu de son équipe à l’image de Xavi au Barça !

    Il ne répond pas aux provocations avec la parole , simplement avec le ballon au pied 😉

    Le charisme ne sera jamais un critère pour juger un « footballeur », on parle pas d’un politique d’un acteur, mais bien d’un sportif de haut niveau!

    On parle de Football pas de ce qui est du domaine de l’extra sportif .

  3. Le footballeur n’est pas critiqué ici mais c’est plutôt la personne, son humilité (ou son jem’enfoutisme, chacun juge) . Certes cela ne l’empechera pas de rentrer dans la légende mais pas au niveau d’un Maradona qui a réellement marqué plusieurs générations. Car il ne faut pas oublier que Messi étant argentin, l’ombre de Diego planera toujours au-dessus de sa tête . Même si il est un des footballeurs les plus talentueux, il n’arrivera jamais à la cheville d’un Maradona question notoriété et influence des esprits. De plus, Messi est dans un cocon, protégé par le FC Barcelone depuis qu’il a effectué ses premiers pas, alors que Maradona est allé se frotter à des clubs tout sauf tranquille ( Naples, Boca et Barcelone à l’époque où l’arrêt Bosman n’était pas encore là, les extracommunautaires étaient vu différemment ). Maradona restera dans l’histoire comme une Légende, Messi comme un excellent joueur avec des stats et un palmarès impressionnant.

  4. Franchement, j’avoue que je trouve ce point de vue intéressant et moins consensuel, d’autant plus qu’il n’est en aucun cas critique, il est inscrit sur le mode de l’observation, point.

    C’est vrais que les plus grand sportifs de l’histoire ont marqué par leur charisme, par leurs forces et leurs réussites mais également leurs faiblesses, que cela soit leur arrogance, leur larmes, leurs choix injustifiées ou parfois (malheureusement!) leur violence. Mais ce qui est clair, c’est que nous sommes tous admiratifs devant son humilité, devant sa simplicité et surtout son talent, mais à un moment donné, Cristiano que tout le monde compare à une machine semble plus humain que Messi dans la vie, il a ses faiblesses, mais c’est vrais aussi que ce n’est pas un « messie » !

  5. Point de vue indiscutable. Aucune elegance, aucun charisme, aucune classe. Son problème, c’est que c’est bien lui le dernier mec au monde qui irait mettre un roundhouse kick a quelqu’un dans les tribunes.

  6. Parfait… Rien à ajouter.

    Léo Messi est capable de me faire halluciner pendant 30sec le temps d’un match. Il ne m’a jamais fait rêver comme le faisait Zizou ou mon dieu à moi, Platini, pendant 90 min. (par ex : France Brésil 2006 ou France Yougoslavie et France Belgique 1984). Ce que voulait dire l’article en mieux écrit et moins concon (lol)

  7. Messi aime le jeu, et n’aime que ça.
    Désolé pour les amateurs de trucs trash, il se fout d’être à la une d’un tabloïd et de participer à des coke-partys au VIP Room le samedi soir.
    C’est juste un enfant de la balle, qui a encore la lucidité de croire que ce n’est que du foot.

    Zizou et sa France black-blanc-beur te fait bander (dans l’ordre d’idée de symbole de paix etc) ?! C’est le 21 Avril 2002 (après 3 ans et demi d’apogée de cette équipe !) que la France entière a débandé !

    Arrêtons juste de mélanger tout et n’importe quoi. Cet homme parle avec ses pieds. Cantona et Balotelli n’ont jamais enchaîné 4 saisons de niveau extrême, ils n’ont même jamais été titulaires indiscutables en sélection … alors les comparer à Messi, joyau d’une des meilleures équipes de l’histoire …

    Son charisme incommensurable est là : but de la tête entre Vidic et Ferdinand, nombre incalculable de buts devant le Real Galactique 2.0 (montrant au monde entier que Kaka+CR9 ne vaut pas le Barça et ses 7 formés au club).

    Les joueurs ne peuvent avoir toutes les qualités. Zizou était tout sauf une grande gueule et un meneur d’hommes … jusqu’en 2006 et ses 34 ans.
    Messi en a 24.

  8. Great article. I can’t say I agree with it all the opinions but there’s a genuine argument to be made. We’re only half way into Messi’s footballing carrer and he’s clearly still got a lot more to achieve but it’ll be interesting to see how he’s remembered. As you say, I doubt it’ll be with the notoriety of Maradona or Pele but that is in large part down to their ‘post-football’ antics. But that was a different era and both football and society have changed..
    Why shouldn’t we respect Messi just as much? He’ll probably go down as the most technically gifted player ever and yet he somehow remains ego-less. He consistently leads by example on the pitch and regularly dominantes games. What he lacks in controversy, he makes up for in professionalism. He may lack that persona/charisma that supporters love to see but he more than makes it in other areas. I guess you can’t have it all..

  9. Mélangeons pas ! Léo a besoin d’une sélection forte. L’argentine de Maradona n’était pas nulle comme on le dit souvent, elle était très rigoureuse derrière et possédait quelques joueurs de bon niveau capable d’épauler Diégo.
    La sélection Argentine souffre d’un manque base derrière et de milieu type burruchaga capable de décharger Léo des tâches d’organisation.
    Si tu regarde les stats en équipe nationale : Diégo : 37% de but contre 29% pour Léo. C’est très proche ! Pour comparaison Zidane 28%, platini 56%, cruyff 68% (ratio but / nombre match en équipe nationale)

    Quand on compare par rapport aux grands joueurs de l’histoire :
    – Cruyff -> équipe d’hollande -> supers joueurs basés sur l’ajax -> nieskens…
    – Beckenbauer -> breitner, muller, hoeness basé sur le bayern
    – Pélé -> Brésil -> Garrincha, didi, vava
    – Platini -> giresse, tigana…
    – Zidane -> une défense de fer et un milieu défensif d’exception. Zidane a part la finale n’a rien fait (deux buts, une expulsion si ils se sont qualifiés c’est grâce aux défenseurs ! )

    Tous les grands joueurs ont besoins de grandes équipes et vice-versa.

  10. Et oui, à l’heure où nous agressés en permanence par des transferts toujours plus juteux, par de la publicité aussi imbécile que violente, où le trash-talking est quotidien dans le plus beau sport du monde, son meilleur joueur est un Saint.

    Oui il est humble, gentil, poli, discret, renfermé et alors…
    Le paradoxe est là, Il est arrivé pour éclipser toutes les grandes gueules avec toute sa modestie et son humilité.
    En fait, il est irritant. Irritant parce qu’il n’a pas de défaut, parce que tout le monde peut s’identifier à lui, parce qu’il est différent des autres.

    Oui il est introverti est Il est le meilleur de tous les temps et ça c’est une victoire pour le football mais aussi et surtout pour notre société. Le caractère n’est qu’une partie infime de la réussite si on sait utiliser son talent. Nul n’a besoin de dénigrer ses congénères pour pouvoir parvenir à son but.
    L’humilité et la modestie sont certainement les plus grandes qualité humaines.
    Et tant pis s’il ne gagne rien d’autre avec l’Argentine que les JO, Il aura apporté autre chose au Monde du football : du rêve et de la simplicité.

    Non ce n’est pas un Dieu, c’est un Saint.

    Bien à Vous

  11. Merci Toño, Direct, Ludo, … Je ne suis pas encore fou.
    Je ne peux pas comprendre cet article et ce point de vue. D’accord Messi avec une touche de charisme en plus ça pourrait être cool mais c’est surtout cet humilité qui me touche chez lui. On ne peut pas dire qu’il fasse la gueule non plus quand il marque. Regardes toi les buts qu’il met contre le Real que ce soit Bernabeu ou au Nou Camp, si c’est pas de la joie je sais pas ce que c’est. Surtout quand après tu nous cites Balotelli (l’hôpital qui se fou de la… bref)
    Est ce que c’est uniquement parce que le mec saute dans les bras de ses coéquipiers lors de la célébration de ses buts au lieu de pointer son quadriceps que cela vous gêne? Ou alors que vous êtes les plus grands socios du Real Madrid et que vous ne pouvez même pas reprocher à votre pire ennemi de se la jouer? Cogitum, Cogitum…
    Je regarde vos commentaires et quand je vois « Messi ne m’a jamais fait rêver 90mn » j’ai envie de répondre: « bizarrement il est le seul a avoir eu deux 10 dans l’équipe ». Si tu regardes Barcelone-Arsenal (je suis pourtant un grand fan d’Arsenal donc sa prestation m’a fait mal) ou Barcelone-Bayer Leverkusen, même le mec le moins objectif du monde ne pourra rien dire, c’est exceptionnel: merci Léo!
    Tu as choisi ton titre par rapport à un fait qui s’est passé avec l’Albiceleste, un fameux speech de Messi. Et c’est à partir de là que tu t’emportes. Or, selon moi, c’est une faute GRAVE de coaching, bien que nous savions déjà Maradona être l’un des plus grands joueurs de tous les temps, mais pas le meilleur des entraîneurs, là c’est le pompon. Tu fais tout un article sur le fait que Messi soit quelqu’un de timide, réservé et tu le blâme LUI parce qu’il n’a pas su faire un bon discours à ces partenaires, à son âge, avec sa personnalité?? A cet époque, moi je vais te dire, si j’avais été entraîneur, j’aurai sélectionné Javier Zanetti et c’est à lui que j’aurai demandé de motivé les troupes avant le match, comme il le fait si bien. Chacun son taff. Tu dis que Zizou (mon joueur préféré) a même marqué nos maman… C’est pour ces analyses de fin de match? Non pour ses prestations, pour motiver: merci Didier!! Il a été capitaine le temps voulu.
    Selon toi Messi n’est pas un grand bosseur, premièrement que voudrait tu qu’il bosse? Sérieusement son piquet n’est pas assez en lucarne pour toi? Je comprend… C’est seulement que pour un gamin qui faisait 1m10 à 10 ans et qui aurait pu tout lâcher par rapport à son handicape je trouve ça TRÈS drôle de parler de méritocratie. C’est sans doute parce qu’il ne fait pas ses 1000 abdos journaliers. Ca ce comprend aussi! Bordel Léo quand tu marques, fais nous valser le maillot et contractes nous tout ça!! (Ironique)
    A la fin, nous avons le droit à une énumération des plus grands champions de ce monde, malheureusement Federer n’en fait pas parti, est-il lui non plus pas assez bling-bling? Trop propre sur lui? Simplement, ce sont des sportifs irréprochables (comme Tyger Woods avant que l’on ne lui diagnostic le même syndrome que DSK).
    Heureusement quand dans cette période où il ne fait plus bon être footballeur si on ne sort pas sans la crête de Neymar et le style d’Aubameyang, certains prouvent encore qu’un footballeur peut être un mec normal, mieux un exemple!!
    N’en déplaise à Nicolás Burdisso et à la trace qu’il va laisser sur la planète foot.

    Un dernier mot et celui là sera pour Messi: Merci!

  12. @tom p

    Ne nous trompons pas de debat et ne reduisons pas le foot a un simple sport messieurs, ca serait nous mentir. On parle d’un phenomene de spectacle, une passion, une religion. Ce qui nous apporte tant dans ce sport et ce qu’on cherche ne reside pas uniquement dans la performance ou les stats mais dans le show, dans l’atmosphere d’avant match, l’electricite pendant l’affrontement. Dans une arene le gladiateur le plus respecte n’est pas le plus fort mais celui qui fait le spectacle, et voir un petit surdoue faire ce dont on revait tous avec non pas une simple facilite et une simple aisance hors du commun, mais justement avec cette nonchalance et cette tranquilite ne rend pas totalement hommage aux passions qu’il dechaine. Ce n’est pas le sportif en tant que tel ni l’homme sous le maillot qui est critiquable, c’est le Lionel Messi qu’il est devenu. C’est une image, un personnage, une icone, et c’est l’icone que l’on peut critiquer, par son manque de repondant vis a vis de l’energie mystique en passion, en folie et en amour qu’on depense tous pour le foot, et non pas l’homme ou le sportif.

  13. « A côté de Messi, on retrouve Cristiano, Balotelli, Luis Suarez, Rooney, Ibrahimovic.  »

    Balotelli ??? Luis Suarez ?? Mais ça va pas ou quoi ??

  14. Arretez avec votre humilité, vous comprenez pas que c’est de la timidité et un manque de confiance. Thuram, Blanc pouvaient etre humble mais avaient la prestence pour diriger une equipe. Messi est le meilleur joueur du monde comme expliqué dans l’article mais ne sera pas a la hauteur d’autres. C’est pourtant pas compliqué. Il n’est pas question de show off dans les magazines ou marketing mais d’un leadership et d’une passion transmissible. Il ne communique rien. C’est dommage mais ca ne lui enleve en rien ses talents et la beauté de son jeu.

  15. N’importe nawak! On vit vraiment une époque ou seul l’image importe. Qu’il ne soit pas 1 bad-boy, on s’en cure le zen! C’est du foot pas du rap, ou de la boxe! Putain, le mec joue comme on aimerait dribbler et marquer chaque dimanche avec les potes, et toi tu voudrais mettre du vulgaire là-dedans. Pour les journaux people on a les joueurs qu’il faut dans la peau de CR7 & Balotelli, pour le jeux on a la pulga. N’en déplaise aux jamais content.

  16. Je sais que j’arrive longtemps après tout le monde, mais j’y vais quand même.
    Ce côté « président normal » de Messi, c’est peut-être justement ce qui lui vaudra sa place au panthéon argentin, à côté de Diego et peut-être même au-dessus!
    L’Argentine est fatiguée de ses vieux démons, de ses grandes gueules éternelles, de sa propension irrésistible à tout faire compulsivement valdinguer tous les dix ans, au nom du Génie Universel. De se ruer sur des moulins à vent en ayant raison contre la terre entière. De se venger de ces fumiers d’Anglais en marquant de la main puis de le revendiquer quand même. Parce que ce caractère, si prisé de la contre-culture occidentale (ah! la passion latine! le tango!), lui a coûté cher, très cher dans l’histoire. Et qu’un peu de « normalité » serait appréciée. Surtout si elle n’est pas incompatible avec le talent!
    Cantona (que j’adore) pouvait faire le bad-boy intello et c’était rafraîchissant parce qu’il bousculait le conformisme de son pays. Ici, en Argentine, le moindre directeur d’agence bancaire, garçon de café, portero ou prof d’école, mais aussi les présidents de la république, les militaires, les agents de police et les juges, ont toujours eu tendance à se la jouer Maradona. Et ça, hors du terrain de foot, dans la vraie vie, ce n’est plus tenable.
    La normalité de Messi tranche, donc, et apaise. Peut-être qu’un jour ce pays sortira de son enfer. Peut-être que ce sera aujourd’hui. Et Messi, petit génie normal et humble, aura donné le la. C’est aussi une façon d’être un « grand », non?

    PS. Pelé, franchement, niveau personnalité, c’était pas trop ça non plus, non?
    PPS. Merci infiniment pour ce site, que je découvre à l’instant.

  17. « Au sein d’une équipe dans laquelle il ne peut pas compter sur le leadership de Xavi ou Puyol, Messi n’arrive pas à mener les siens vers la victoire. Messi n’a mis que 19 buts en 66 matchs avec l’Argentine, et aucun lors de la dernière Copa América »

    Depuis cet article, il a inscrit 18 buts en 17 matchs avec sa sélection… dont 10 en 14 matchs dans les éliminatoires pour la CdM 2014.

    Peut-être que dans 10 mois, il aura enfin mené son pays vers la victoire!

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