L’Atlético Madrid, un Señor Club

L’Atlético Madrid, un grand club ? Nombreux sont ceux qui associent l’autre équipe madrilène à un club de perdants. La lose incarnée, diraient même certains. Ceux-là ont la mémoire courte, ou alors peu d’intérêt pour l’Histoire. Ce sont les mêmes qui considèrent que le Barça est le plus grand club du monde et que la Premier League est le plus grand championnat de l’univers. Pourtant, pour son esprit plus que pour ses victoires, il faut considérer l’Atlético Madrid comme un grand club. A ceux qui critiquent la Liga bipolaire, FT fait découvrir l’un des « autres grands espagnols ». 

Pour ceux qui doutent de la pertinence d’un tel article pour un club qui n’a ni de coupe aux grandes oreilles, ni de qatari aux grands moyens, ces quelques lignes devraient vous convaincre. En 1987, l’Atlético comptait huit Ligas, une Coupe Intercontinentale et une Coupe des Coupes. A la même époque, le Barça comptait dix Ligas et deux Coupes des Coupes. Autant dire que les deux clubs se tutoyaient, loin derrière le grand Real Madrid (déjà 22 Ligas, 6 Ligues des Champions). Oui, les Clasicos étaient déjà passionnels et passionnants, mais le Barça se battait plus pour défendre sa deuxième place historique que pour s’emparer du trône. Et l’Atlético était là, à lutter chaque année pour le titre, notamment lors des Derbys madrilènes, comparables en intensité et en tension avec les Clasicos.

Un peu d’Histoire

Cette saison 1987-1988 est un tournant majeur dans le football espagnol. D’un côté en 87, Jésus Gil arrive à la tête de l’Atlético. De l’autre en 1988, Johan Cruyff revient au Barça. Depuis, en 24 ans le Barça a gagné plus de titres que l’Atlético en 108 ans… De là à mépriser les 84 années de lutte et de sacrifice des Colchoneros ? Absolument pas, l’Atlético Madrid a une trop longue et belle histoire pour ne pas être invité au banquet des grands européens.

Un club centenaire, le troisième palmarès espagnol, deux stades fabuleux, des grands joueurs, des grands entraîneurs, un public extraordinaire… Cette histoire mythique commence avec les deux titres inespérés de 1940 et 1941. C’est l’Atlético entraîné par Ricardo Zamora, repêché in extremis de la Segunda suite à la descente tragique d’Oviedo (n’ayant pas assez de joueurs aptes après la guerre civile). Au début des années 1950, un joueur au talent unique marque son époque. Il ne joue ni au Real, ni au Barça, mais bien pour les Colchoneros : c’est l’Atlético de Il Mago Helenio Herrera, qui remporte les deux Ligas 1950 et 1951 en faisant sensation au Metropolitano, emmené par la « perle noire », l’artiste, le fabuleux marocain Larbi Ben Barek. Sur ce dernier, avant que Maradona vienne lui refaire compter ses buts, Pelé avait même déclaré : “Si je suis le Roi du football, alors Ben Barek en est le Dieu“. A voir ce que Messi pourra faire face à ça.

Même durant la domination du Real entre 1951 et 1966, l’Atléti n’abdique pas : les Rojiblancos remportent les Ligas 60, 61 et 65 et trois Copas del Generalisimo, finissent trois fois finalistes et terminent quatre fois deuxièmes du championnat. L’Atlético passe ainsi définitivement devant l’Athletic Bilbao dans la rigide hiérarchie du football espagnol, alors que les Basques étaient l’égal des Merengues et des Blaugrana avant la guerre… A l’époque, le Derby est beaucoup plus important que la Clasico.

Les années 1970 sont sans nul doute les plus belles de l’histoire rojiblanca. La « Ligue des Champions » 1974 en est son point culminant. Pour comprendre le caractère de cette « vraie équipe » (dixit l’hymne officiel) et l’amour fou qu’elle suscite, il faut parler de la demi-finale  contre le Celtic. Réduits à 8 à Glasgow, les Colchoneros luttent et obtiennent héroïquement un nul inespéré avant d’éliminer les écossais 4-0 au retour au Calderon. Le récit de la finale contre le géant Bayern est encore plus mythique. Dans les arrêts de jeu, le score est de 0-0. La tension est irréelle quand Luis Aragones s’empare du ballon pour un coup-franc à 20m des cages allemandes. Pas besoin de Jabulani, la balle contourne le mur de façon légendaire. 1-0 à une minute du terme, il pense évidemment donner la victoire à tout son peuple. Mais à dix secondes du coup de sifflet final, l’inimaginable arrive : un rojiblanco oublie de dégager la balle en touche, interception du Bayern, frappe de 40 mètres, petit filet, imparable. 1-1. (vidéo). Lors du replay, le Bayern de Gerd Müller et de Beckenbauer s’impose 4-0… L’Atlético vient de manquer son rendez-vous avec l’Histoire. Interrogé dernièrement sur l’égalisation terrible, Luis Aragones ne s’en est pas remis : « En espérant que Dieu s’en rappelle… ».

Puis vient l’Atlético du génial Bernd « El Angel Rubio » Schuster, qui remporte au début des années 1990 deux Copas del Rey, dont une gagnée en finale au Bernabéu face au Real, sur un somptueux coup-franc de l’ex-merengue (vidéo). Les saisons 1995-1996 et 2009-2010 sont depuis les plus belles de l’histoire du club. En 1995, les hommes du serbe Radomir Antic remportent de façon musclée le doublé Coupe-Championnat, menés par des mecs assoiffés comme Diego Cholo Simeone, Kiko ou l’étoile filante José Caminero, considéré à l’époque comme le meilleur milieu de terrain espagnol, devant les grands Luis Enrique ou Guardiola. On connaît également l’histoire de 2010 et la bande de Diego El Cacha Forlan, Sergio El Kun Agüero et David De Gea, battant successivement Galatasaray, Valence, Liverpool et Fulham pour remporter la Ligue Europa, puis l’Inter pour s’adjuger la Supercoupe d’Europe, s’inclinant seulement en finale de la Copa del Rey face au Seville de Jesus Navas.

Un sentiment inexplicable : l’esprit rouge et blanc

Plus que ces victoires mythiques, c’est l’esprit de l’Atléti qui a construit la réputation du club depuis maintenant 108 ans, et qui fait de cette équipe de football un club fantastique. La mejor afición del mundo, entend-on souvent. Car FT accorde autant d’importance à ce qui se passe dans les tribunes que ce qui se passe sur le terrain, l’Atlético et son public ne peuvent être mis de côté lorsque l’on parle des grands clubs européens.

Etre de l’Atlético, ce n’est pas seulement être fan de l’équipe de foot de la ville qui nous a vu grandir : c’est d’abord un choix. A Madrid, de nombreuses familles sont partagées. « Ma mère est de l’Atléti, mon père est du Real. Et moi ? Je dois choisir. » En fait, le choix n’est pas si compliqué : on naît colchonero, on ne le devient pas. « Il y a des raisons que la raison ne peut pas expliquer », dit l’un des nombreux spots publicitaires de début de saison du club. Pourquoi supporter une équipe qui a eu l’une des histoires les plus douloureuses de l’histoire du football alors que le voisin remporte une C1 par décennie ? Inexplicable. Il faut forcément avoir une pointe d’anticonformisme, qui se retrouve chez tous les rojiblancos, mais ce n’est pas tout.

Etre Rojiblanco, c’est un véritable art de vivre. De très jeunes à très vieux, les Atlétis ressentent tous ce même sentiment. Ce sentiment qui dit qu’il y a autre chose que la victoire et les titres. On peut avoir des victoires, on peut avoir des coupes, mais on peut aussi avoir une âme, on peut avoir un esprit.  Là où gagner devient secondaire, sans mauvaise foi. Pourtant, l’Atlético n’est ni Almeria ni Osasuna : il s’agit d’un club qui s’est inscrit au palmarès de trophées internationaux. Alors, d’où peut venir ce culte de la défaite ? « Ce que l’on gagne avec effort a plus d’importance, il ne faut pas toujours choisir le chemin le plus facile, à nous personne ne va nous offrir quoique ce soit et c’est pour cela que nous sommes grands », dit une autre de ces pubs. La défaite est vue comme un juste retour des choses, avec un discours du type : puisque nous sommes des personnes exceptionnelles, en retour notre club doit nous faire vivre des moments de longue souffrance, au contraire de nos voisins de la Castellana, que l’on considère comme étant des personnes abominables mais dont les nombreuses victoires essayent de compenser ce manque d’humanité. Les uns ont l’âme et l’esprit, les autres ont les victoires et les coupes. Pour les madridistas, les colchoneros sont des pleurnicheurs. Accros à la victoire et allergiques au moindre match nul, ils voient dans l’Atlético une équipe qui a tellement perdu que sa dignité a fini par s’enfuir.

Des maudits heureux

Cet aspect de malchance et de malédiction, les Atléticos l’assument parfaitement. Présent lors du premier match de la saison au Calderon (0-0 contre Osasuna, deux poteaux pour les hôtes, un penalty non sifflé et un arrêt miracle sur sa ligne du gardien remplaçant d’Osasuna à la 93e, c’est à dire la routine au Calderon), FT a demandé à son voisin, un jeune socio d’une vingtaine d’années, ce qu’il pensait de la nouvelle pépite Arda Turan : « Sur Youtube, il a l’air très bon ouais, après on verra s’il lui arrive la même chose qu’à tous les autres quand ils viennent jouer pour nous… ». C’est à dire ? « Simao Pedrosa, tu connais ? Et Reyes ? Pfff…”. Comme si la déesse Cibeles leur avait jeté un sort. Et puis le fantôme de Raul est encore présent… Quand tu formes le meilleur joueur de football que l’Espagne ait connu et qu’il va ensuite planter trois centaines de buts pour ton plus grand rival, tu n’oublies jamais. Jamais.

Vous avez dit maudits ? Sans nul doute, mais souvent avec le sourire. Car les supporters de l’Atlético ne recherchent pas forcément la reconnaissance du reste du monde du football. Ils sont comme ils sont. Un peu comme le Milwall des dockers londoniens dans les années 1970, ils aiment certainement se croire assiégés et seuls contre tous, comme le montre la campagne « le monde est contre nous » menée pendant des années par Jésus Gil.

Le rêve est une autre composante de la foi atlética. Au Calderon, on croit en l’idée qui dit que plus tu as perdu, plus tu mérites de gagner. « Après tellement d’années de souffrance, on le mérite plus que n’importe qui », disaient ses supporters avant les finales de 2010. Le football est sans cesse mis en rapport avec la foi et le hasard, et bien moins avec la réalité du terrain. Dans le spot publicitaire consacré aux finales de coupe 2010, on voit un enfant de l’Atléti qui « rêve plus fort » que les petits anglais de Fulham ou les petits sévillans pour remporter la Ligue Europa et la Copa del Rey (vidéo). Plus on souffre, plus on serait susceptible de recevoir la bénédiction du dieu du football. Pourquoi pas. L’Atlético finit par remporter l’Europa League, mais pas la Copa del Rey. Comme quoi, ça ne suffit pas d’avoir le gendre de Dieu dans son équipe.

Cette magie, ce sentiment étrange, cet amour, cette ivresse, cette addiction, Joaquin Sabina la raconte très justement dans l’hymne du centenaire du club. Un sentimiento, dit cet hymne, que no se puede explicar (un sentiment que l’on ne peut pas expliquer). Il raconte de la plus belle des manières cette passion folle pour un club si spécial (vidéo pour les amateurs).

L’Atlético et le Real…

Il est dit que les extrêmes s’attirent. La vie de couple des deux clubs madrilènes ne peut que le confirmer. Né un an après un Real Madrid pour qui la victoire (et le beau jeu, parfois) sont tout ce qui compte, l’Atlético a peu à peu fait le choix d’épouser la cause de la belle défaite et du combat. Selon cet hymne, supporter l’Atlético est une belle manière de, dans l’ordre : aguantar, crecer, sentir, sonar, aprender, sufrir, palmar, vencer y morir (supporter, grandir, ressentir, rêver, apprendre, souffrir, éclater, vaincre et mourir). Le « vaincre » vient en dernier, ou presque, juste avant la mort. En fait, être supporter de l’Atlético, c’est voir ton équipe perdre durant 80 ans, gagner une fois au Bernabéu, et mourir. Putain de victoire, quand même. On comprend mieux le spot montrant le Socio n°1 du club déclarer qu’il a arrêté de fumer à 73 ans, de boire à 70 ans, de prendre du café à 65 ans, et qu’aujourd’hui, il n’y a plus que l’Atléti qui le tue. Tué par son amant de toujours… D’un autre côté, être supporter du Real Madrid serait alors de gagner durant 80 ans et de perdre un dernier match contre les petits voisins à la maison, juste avant de mourir, histoire quelque part de partir avec une touche d’humanité avant d’aller affronter le dernier châtiment…

Du côté du Calderon, on ne fait pas dans le grandiose, on préfère toucher le cœur que marquer les esprits. Le choix de célébration du centenaire de 2003 en est le meilleur exemple. En 2002, le Real avait invité la famille royale et tout ce qu’il y a de plus VIP dans le royaume pour un grand concert du ténor Placido Domingo (grand madridista) dans le plus beau des Bernabéu. Une sorte de jouissance extrême pour un stade qui ressemble à un opéra, des supporters à une cour royale et ses joueurs à des artistes. De l’autre côté de la ville, près du Manzanares (fleuve madrilène bordant le Calderon), on chante « con dinero y sin dinero somos los primeros » (avec ou sans argent nous sommes les premiers). Du coup, un an plus tard, l’Atlético choisit les Rolling Stones transpirants et remplace le bling bling par une paella géante et la plus grande écharpe au monde, cousue par des centaines de volontaires et portée depuis la place Neptune par 5000 socios. Ce jour-là, pour l’Histoire, ils se font aussi le plaisir de s’incliner contre Osasuna.

Un club de football, et c’est tout

Ce qui rend ce sentiment plus fort que n’importe quel autre en Espagne, c’est que l’Atlético ne représente aucune identité politique ou sociale. On parle d’un club populaire, mais le président d’honneur n’est autre que le Prince Felipe. Porter du rouge sur son maillot ne renvoie pas forcément à un passé communiste. Dans les années 1900, alors que le « responsable maillots » du club tout juste créé était parti à Blackburn pour chercher le maillot bleu et blanc de l’équipe, il passe plus de temps au pub que sur les terrains, et oublie inévitablement les maillots. Le dernier jour, au port de Southampton, il achète ce qu’il trouve, c’est-à-dire les maillots rouges et blancs des Saints. Pas d’histoire d’ouvrier ou de représentation sociale. Plutôt des étudiants charmés par le système d’éducation à la britannique…

L’Atlético ne représente aucune région autonome, aucune frange politique, il représente seulement ses très nombreux supporters. Au contraire du Barça, les Colchoneros revendiquent le fait qu’ils forment un club de football, mais rien de plus. Ce qui ne l’empêche pas de compter 50 000 abonnés pour un stade à 55 000 places… Dans le royaume espagnol, ce serait se voiler la face que d’affirmer que le football n’est pas politique, du moins dans l’imaginaire collectif. Le Real Madrid est associé au pouvoir centraliste, le FC Barcelone représente l’identité catalane, tandis que l’Athletic Bilbao est une expression historiquement très importante de l’identité basque (de nombreux membres du parti en ont été des dirigeants). Et l’Atléti ? Même à  Madrid, ils n’ont pas d’appartenance à un quartier en particulier, au contraire du Rayo, dont les racines sont à Vallecas. Le Metropolitano était dans l’Ouest, le Calderon dans le Sud, et la Peineta, future maison des Colchoneros, sera à l’Est. Ce qui reste, au-dessus de toute considération, c’est ce sentiment, cette passion éternelle.

Les fin des années de 1990 ont été très compliquées pour le club. D’abord, le meurtre d’un supporter de la Real Sociedad en 1998 par un membre du groupe ultra Bastion. La saison éclaire de Vieri, 34 buts en 38 matchs et s’en va. L’arrivée de Hasselbaink. 32 buts en 40 matchs. La relégation du club en seconde division (en 2000) et el añito en el infierno la saison suivante. Les images de ce penalty manqué par Hasselbaink à dix minutes du terme de l’avant-dernière journée contre Oviedo. Le départ de Hasselbaink après seulement une saison. Cette quatrième place en seconde division… On peut dire que les atléticos sont des habitués, mais tout ça a été très dur à avaler. D’autant plus qu’en 2000, le Real soulevait sa huitième Ligue des Champions. Et que l’Atléti n’a même pas pu fêter sa remontée de 2002 car le monde n’avait d’yeux que pour le bijou que le pied gauche de Zizou venait de brosser à Glasgow… Une malédiction, on vous dit. Néanmoins, le club a su rebondir, se battant dans le ventre mou du classement jusqu’en 2007, avant de revenir en zone Champions League.

Et aujourd’hui ?

Malgré tout, le fait est que ces dernières années, l’Atlético a toujours pu compter sur une équipe attractive. Après les départs des indomptables Vieri et Jimmy Floyd, il y a eu Fernando Torres, d’abord, capable à lui tout seul de faire en sorte que l’Atlético soit suivi par toute l’Europe. Puis El Kun. Puis Forlan et El Kun.

Aujourd’hui, l’effectif répond au schéma classique suivant : une star (Falcao), des joueurs prometteurs (Arda Turan, Adrian) et des revanchards (Reyes, Diego, Gabi), encadrés par une armée de cadres solides mais rarement exceptionnels (Perea, Godin, Dominguez, Mario Suarez, Thiago). On ne sait pas encore où se situe cette équipe, mais l’on sait qu’elle va remplir le Calderon toute la saison, sans aucun doute, et ce indépendamment du classement de la Liga.  Surtout, les Rojiblancos joueront encore une fois tous leurs matchs de Coupe à 200%, prêts à tout donner sur la cancha pour donner à son aficion une nouvelle raison de poursuivre cette quête magnifique et insensée.

On parle beaucoup de Liga bipolaire. L’Espagne est actuellement la meilleure nation de la planète football et sa sélection profite grandement du fait que le Real et le Barça sont les équipes les plus impressionnantes du moment. Le 11 de la Roja est composé à peu près de 7 joueurs blaugrana et de 4 merengues, avec un coach du Real. C’est tout ? Non, car en 2008, l’Espagne n’est pas favorite de l’Euro. C’est Luis Aragones, ayant porté les couleurs de l’Atlético pendant 10 ans (meilleur buteur de l’histoire du club) et entraîné les rojiblancos durant 15 belles années, qui ramène le tiqui-taka et la domination continentale après plus de 40 ans de sales histoires. Un pur produit colchonero. Comme un symbole, c’est El Niño qui marque le seul but de la finale. Oui, l’Atlético aussi fait partie intégrante de la plus belle époque du football espagnol.

Finalement, après tous ces efforts de communication intense sur la beauté de la défaite et l’apologie de la souffrance, l’Atlético est un grand club malgré lui. L’un des publics les plus fiers, courageux et fidèles au monde, dans l’un des stades les plus chaleureux, qui chante le plus fort pour des couleurs des plus mythiques, dans une ivresse commune, insensée et fantastique. Dans un football qui perd ses repères, heureusement que leur amour inconditionnel est encore là, éternellement passionnel et touchant.

Markus

Vous pouvez suivre Faute Tactique sur Twitter (@FT__com) et Facebook

4 réflexions sur “ L’Atlético Madrid, un Señor Club ”

  1. « En fait, être supporter de l’Atlético, c’est voir ton équipe perdre durant 80 ans, gagner une fois au Bernabéu, et mourir.Putain de victoire quand même »
    Ils l’ont fait en finale de copa pour les 110 ans du Real! Ils ont attendu plus de 10 ans pour porter le coup le plus douloureux possible aux madrilenes.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.